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4 octobre 2009

AF 447 : Un syndicat de pilotes accuse les sondes Pitot

Le Syndicat des Pilotes d'Air France (SPAF) relance la polémique sur la responsabilité des sondes Pitot dans le crash du vol AF 447.

Le syndicat, qui s'est déjà porté partie civile dans l'enquête, affirme en effet dans une déclaration :
"Sans la panne des Pitot, il n’y a pas d’accident"
Tout en ajoutant un peu plus loin (ce qui peut paraître contradictoire) :
"Les [sondes] Pitot n’expliquent pas à elles seules la perte de notre appareil"
Le SPAF s'oppose donc au BEA dont les premiers rapports affirmaient que la défaillance des sondes était un élément, mais pas la cause du crash.

Question

Sur quels éléments se base le SPAF pour affirmer la responsabilité des sondes Pitot ?

La racine carrée

La déclaration du SPAF ne donne malheureusement aucun élément technique permettant d'expliquer comment la défaillance des sondes Pitot a pu causer l'accident.

Le document, ainsi que d'autres consultables sur le site du syndicat, vise surtout à montrer que l'accident aurait pu être évité et pointe du doigt Air France, Airbus, le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses), la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) et l'EASA (European Aviation Safety Agency).

Un retour d'expérience fait état de 9 incidents "graves" impliquant des "anomalies anémométriques" enregistrés par Air France en 2008 - 2009, avant l'accident du vol AF 447.

Le document du SPAF émet des doutes quant au fait que ces incidents aient bien été signalés à la DGAC et au BEA par Air France. Il explique également qu'aucune étude approfondie n'aurait été menée suite à ces incidents, et donc qu'aucune mesure n'aurait été prise pour traiter un problème connu avant la disparition du vol AF 447.

L'enquête déterminera les responsabilités de chacun, mais l'affirmation de la responsabilité des sondes Pitot manque cruellement d'argument, et dé-crédibilise un peu le travail du SPAF.

Toujours selon le SPAF :
"L’absence des boîtes noires n’est en aucun cas un obstacle absolu à la recherche de la vérité"
Cela n'en reste pas moins un obstacle relativement important pour trouver les causes techniques de l'accident.

Pour en savoir plus

Site internet du Syndicat des Pilotes d'Air France : www.spaf.aero
Page internet du BEA consacrée à l'accident du vol AF 447

Voir aussi sur La Racine Carrée :

Henri Pitot plaide non coupable

4 septembre 2009

Les boîtes noires mises sur orbite?

Le PDG d'Airbus, Thomas Enders, a annoncé aujourd'hui que le groupe étudiait la possibilité d'améliorer le système actuel des boîtes noires.

L'idée serait de les remplacer par une transmission en temps réel via satellite des données de vol, comme cela est déjà le cas pour les messages automatiques de maintenance (messages ACARS).

Dans le même temps, le secrétaire d'état aux transports a indiqué que la modernisation du système serait évoquée avec l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) lors d'une prochaine réunion.

Question

Mais pourquoi est ce que ce n'est pas déjà le cas?

La racine carrée

L'idée n'est pas nouvelle, mais elle prend toute son importance dans le cadre de la disparition du vol AF 447 au milieu de l'Atlantique, puisque l'on a pas pu retrouver les boîtes noires de l'avion. Ces éléments étant essentiels dans la recherche des causes du crash.

Cependant, la mise en application doit faire face à de nombreux obstacles techniques :

- Les messages ACARS (messages qui avaient indiqué entre autres une anomalie des mesures de vitesse) sont des messages codés qui s'apparentent à des SMS. Les données enregistrées par les boîtes noires sont beaucoup plus volumineuses. Transmettre en permanence ces données vers une station au sol requiert beaucoup plus de moyens que la transmission de quelques SMS de temps en temps.

- Pour transmettre en temps réel les données de vol des avions d'une seule grande compagnie aérienne, il faudrait que chaque point du globe soit couvert en permanence par un satellite capable de retransmettre les données. La simple mise en place demande donc de disposer déjà d'une constellation de satellites.

- "en temps réel" ne signifie pas forcément "en direct". La notion de temps réel signifie que l'opération (la transmission de données) est toujours effectuée dans le même laps de temps. Cette durée peut être plus ou moins longue, ce qui compte c'est qu'elle reste constante. Pour transmettre un donnée depuis un avion, par exemple la vitesse, il faut d'abord numériser l'information, la compresser avant de l'émettre vers le satellite. Ces opérations peuvent prendre quelques secondes. Vous pouvez le constater en mesurant le décalage entre TV hertzienne et TNT ou TV par internet.
A 900 km/h, il peut se passer beaucoup de choses en quelques secondes.

- Les orages peuvent perturber la transmission des ondes électromagnétiques. Ils peuvent aussi être la cause de problèmes sur un avion. Il serait alors gênant de ne pas pouvoir transmettre les données.

Au delà même de la faisabilité d'une transmission en temps réel des données de vol, il existe donc des aléas et des limitations dont ne souffrent pas les boîtes noires.

Enfin, le cas du vol AF 447 où l'on a pas retrouvé les enregistreurs de vols est un cas particulier parmi les catastrophes aériennes. Celles ci se produisent en effet généralement lors des phases de décollage ou atterrissage, rarement au milieu d'un océan.

31 août 2009

AF 447 - Reprise des recherches à l'automne

Trois mois après la disparition du vol AF 447 entre Rio et Paris, le BEA (Bureau d'Enquête et Analyse), chargé de l'enquête technique, a annoncé que les recherches devraient reprendre à l'automne.

Le premier mois de recherches suivant le crash n'avait pas permis de retrouver les boîtes noires de l'appareil. Une seconde phase de recherches menée par le navire océanographique de l'Ifremer le « Pourquoi pas ? » s'était elle aussi avérée infructueuse.

Question

En quoi une nouvelle phases de recherches pourrait réussir là où les précédentes ont échoué? De plus les balises des boîtes noires n'émettent plus aucun signal depuis longtemps.

La racine carrée

La première phase des recherches était focalisée sur la recherche des boîtes noires et plus particulièrement des balises acoustiques dont elles sont équipées. Les moyens mis en œuvre (Sondes de l'IFREMER, Sous-marin Emeraude, Towed Pinger Locator fournis par l’US Navy entre autres) étaient donc des moyens "passifs" de détection. Leur but était de détecter (d'entendre) le signal provenant des boîtes noires.

La prochaine phase de recherche sera probablement similaire à la seconde, mais avec beaucoup plus de moyens. On ne cherche plus directement les boîtes noires mais les débris de l'avion au fond de l'eau. Pour cela on utilise des moyens "actifs" de détection comme le sonar actif (il existe aussi des sonars passifs). Le principe consiste à émettre une impulsion sonore puis à relever et analyser l'écho de cette impulsion sur les objets qu'elle rencontre. La présence d'un objet métallique peut ainsi être détectée.

Les difficultés seront cependant les mêmes que précédemment : l'étendue de la zone de recherche, la profondeur de l'Atlantique sur cette zone et le relief sous marin.

Pour plus d'informations : page du BEA dédiée au vol AF 447

2 août 2009

Henri Pitot plaide non coupable

Deux mois après la disparition du vol AF 447 entre Rio et Paris, l'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne a demandé vendredi dernier que les sondes Pitot de marque Thalès soient remplacées (au moins pour deux d'entre elles) par une autre marque sur les Airbus A330 et A340.

Les sondes Thalès d'ancienne génération qui équipaient l'Airbus A330 du vol Air France avaient délivré des informations incohérentes d'après des messages émis automatiquement peu de temps avant le crash.

Question

Pourquoi a t'il encore fallu attendre une catastrophe avant de remplacer un équipement défaillant?

La racine carrée

A l'heure actuelle, rien ne permet de dire si ces sondes ont eu une influence dans la catastrophe. De plus, si cela était le cas, la défaillance des sondes seule ne suffirait pas à expliquer le crash.

Une sonde Pitot a pour fonction de mesurer la vitesse de l'avion en vol. Dans votre voiture, si votre indicateur de vitesse cesse de fonctionner, il y a peu de raison que votre voiture sorte de la route...

Question

Pourquoi ne mesure t'on pas la vitesse à l'aide d'un système GPS?

La racine carrée

Un récepteur GPS permet de connaitre sa position sur Terre (ou bien au dessus) et donc de déduire sa vitesse si l'on se déplace. Cependant, pour un avion, ce n'est pas la vitesse par rapport au sol qui est importante, mais la vitesse par rapport à l'air extérieur.

Les vents à l'intérieur desquels évoluent les avions pouvant être de l'ordre de 200 km/h voire plus, la vitesse par rapport au sol peut différer d'autant de la vitesse de l'avion par rapport au vent.

Et pour mesurer la vitesse d'un avion, on n'a pas fait mieux que M. Henri Pitot en 1732.

7 juillet 2009

Les boîtes noires n'ont pas de gilet de sauvetage...

Les 2 boîtes noires d'un avion (qui sont en réalité orange) sont des éléments particulièrement importants lorsque l'on recherche les causes du crash d'un avion.

La première enregistre en continu les paramètres de vol (altitude, vitesse, position des volets, etc) et permet de reconstituer la trajectoire de l'avion. La seconde enregistre les conversations du cockpit ainsi que toutes les alarmes sonores. Une analyse précise permet même de reconnaitre les interrupteurs actionnés par les pilotes à partir du bruit qu'ils produisent.

Les données sont stockées dans des boitiers blindés conçus pour résister à un crash d'avion, et plus particulièrement à un choc violent, un incendie ou une pression importante. Les boites noires sont placées à l'arrière de l'avion, partie généralement la plus épargnée en cas d'impact.

Question

Puisque les boîtes noires sont si importantes et qu'il est si difficile de les retrouver au fond de l'eau, pourquoi ne pas les équiper d'un système permettant de les faire remonter à la surface ou bien les éjecter avant l'impact?

La racine carrée

La question est légitime, puisque dans le cas du vol AF 447, les 30 jours pendant lesquels les boîtes noires émettent un signal sonore se sont écoulés sans que l'on puisse les détecter (Au delà de ces 30 jours, rien ne garanti que les balises émettent toujours).

Cependant, ajouter un système permettant de faire flotter la boîte noire imposerait que ce système puisse résister aux mêmes contraintes que la boîte noire elle même. Le gonflage d'un ballon placé initialement dans un boitier blindé est une chose loin d'être simple...

De plus, en admettant que l'on puisse réaliser un tel dispositif, il faudrait encore que la boîte noire ne soit pas coincée dans la structure de l'avion. Or on ne peut bien évidemment pas parier sur le fait que l'impact va disloquer l'avion et libérer la boîte noire.

Enfin, en ce qui concerne la proposition d'éjecter la boîte noire avant l'impact, sur quel éléments se baser pour déterminer le moment de l'éjection? Les systèmes d'un avion sont généralement déjà "perdus" lorsque le crash se produit. Il serait très difficile de garantir une éjection (la méthode serait encore à définir) au bon moment.

5 juillet 2009

"Avec tous leurs satellites..."

Le mois de juin a été marqué par deux crash d'avions en pleine mer : le vol AF 447 Rio Paris et le vol 626 de Yemenia Airlines entre le Yémen et les Comores.

Dans les deux cas, la difficulté à retrouver l'épave de l'avion et/ou les boites noires fait surgir beaucoup de questions similaires liées au capacités réelles ou supposées des satellites.

Questions

- Avec tous les satellites qui nous tournent autour de la tête, comment se fait t'il qu'on ne soit pas capable de localiser l'épave ou les débris d'un avion?

- Sur internet je peux voir le seuil de ma maison vu du ciel, pourquoi est ce si difficile de retrouver un avion?

La racine carrée

Sur Terre, la localisation des avions est faite à l'aide des radars. Le principe de base d'un radar est d'émettre une onde électromagnétique capable de se réfléchir sur les objets que l'on souhaite détecter, puis de détecter cette onde réfléchie et d'en déduire la position de l'objet à partir du temps écoulé entre l'émission et la réception.

D'une manière générale, les ondes électromagnétiques ne traversent pas l'eau, voire se réfléchissent à sa surface. A partir d'une certaine profondeur, même si l'eau est claire, il fait toujours noir car la lumière (qui est une onde électromagnétique) n'y parvient plus. Depuis l'espace, le problème serait encore plus grand, car certaines couches de l'atmosphère réfléchissent les ondes radios. Il n'est donc pas possible d'installer un radar destiné à la navigation aérienne dans l'espace.

Si l'on considère les satellites d'observation de la Terre, généralement exploités pour des missions de renseignement, ils ont effectivement des capacités qui permettent de voir depuis l'espace des objets de petites dimensions sur Terre. Cependant disposer d'une telle capacité ne suffit pas, il faut encore savoir où regarder. Un avion volant à plus de 800 km/h, la distance parcourue entre la dernière position connue et le lieu exact du crash peut être grande. Faute de savoir où regarder, la résolution d'un satellite n'est donc d'aucune utilité.

En ce qui concerne Google Earth où autres services qui permettent de voir la Terre depuis l'espace, il ne s'agit que d'un patchwork d'images prises à une date donnée (souvent par avion d'ailleurs). Il ne s'agit pas d'une vue en temps réel où bien mise à jour régulièrement.


Question

Dans ma voiture j'ai un GPS capable de m'indiquer ma position en permanence avec une précision de quelques mètres, pourquoi les avions n'utilisent pas ce système ?

La racine carrée

Un boitier GPS calcule votre position à partir de signaux reçus par au moins 4 satellites du système GPS.

Pour faire simple, chaque satellite envoie l'heure précise à chaque instant (une sorte d'horloge parlante), le signal se déplace à la vitesse de la lumière jusqu'à votre récepteur GPS qui mesure l'écart entre l'heure reçue et l'heure exacte. Connaissant la position du satellite, on en déduit la distance avec celui ci. En faisant le même avec 4 satellites distincts, on obtient sa position.

Comme expliqué plus haut, les ondes électromagnétiques ne pénètrent pas sous l'eau. Donc en admettant que vous vous retrouviez au fond d'un océan avec votre voiture, dans le meilleur des cas votre GPS vous indiquera "faites demi tour dès que possible"...

Concernant les avions en vol, le GPS leur permet aussi de connaitre leur position, mais il ne s'agit là aussi que d'un récepteur. Depuis le sol, comme expliqué dans un précédent message, les systèmes radar suffisent pour connaitre la position d'un avion.

30 juin 2009

Crash au large des Comores

Moins d'un mois après la disparition en plein Atlantique d'un vol d'Air France, un Airbus A 310 de la compagnie aérienne Yemenia s'est écrasé en mer au large des Comores avec 153 personnes à bord.

Il y a une rescapée de 14 ans à l'heure où j'écris ce message.

La polémique enfle déjà sur le fait que l'appareil, exploité initialement par Air France, avait été exclu du sol français à la suite de différents problèmes. La compagnie Yemenia est également pointée du doigt et était sous surveillance dans l'Union Européenne.

Question

Une nouvelle catastrophe si peu de temps après le crash du vol AF 447 Rio - Paris, s'agit t'il de la loi des séries?

La racine carrée

La "loi des séries" est une notion qui ne repose sur aucun concept logique. ce n'est qu'une variante de la loi de Murphy ou, si vous préférez, de la loi de la tartine beurrée.

Il n'y aucun lien entre ces deux catastrophes, mis à part le constructeur de l'avion (Airbus), ce qui n'explique rien. La proximité des deux évènements n'est que le fruit du hasard.

On imagine souvent qu'un processus aléatoire se traduit par une sorte de régularité, et qu'à l'inverse deux évènements similaires et proches sont forcément liés. Il n'en est rien.

Pour se donner un exemple simple, si l'on joue avec un dé à 6 faces, on sait que chaque face a une probabilité de 1/6. Pourtant, si on lance le dé 6 fois de suite, on n'obtiendra que très rarement les 6 faces.

Pour retrouver les probabilités de 1/6, il faudra lancer le dé un grand nombre de fois. Et parmi ces lancers, il y aura probablement des séries de 2, 3, 4 fois de suite (ou plus) la même face, entièrement dues au hasard.

28 juin 2009

AF 447 - Disparition au milieu de l'Atlantique

Le 1er juin 2009, le vol AF 447 assurant la liaison entre Rio et Paris disparait en vol avec 228 personnes et 12 membre d'équipage.

Dès l'annonce de la disparation, on comprend qu'il sera difficile de retrouver les restes de l'Airbus A 330 - 200 d'Air France au milieu de l'Atlantique.

Question :

Pourquoi les radars ne permettent t'il pas de connaitre relativement précisément la position de l'avion au moment du crash?

La racine carrée :

Tout simplement parce qu'il n'y a pas de radar au milieu de l'Atlantique.

Question :

A l'heure du GPS et des satellites, comment se fait t'il qu'on ne connaisse pas en permanence la position d'un avion?

La racine carrée :

Le crash d'un avion est un événement suffisamment dramatique pour que l'on en entende forcément parler lorsque cela survient, et il faut reconnaitre que cela n'arrive pas si souvent que cela (même si bien sûr, c'est toujours trop). L'avion reste le moyen de transport le plus sûr et l'immense majorité des avions atteignent leur destination à l'heure prévue.

En règle générale, l'avion est donc suivi par un radar et une tour de contrôle au moment du décollage, et au moment de l'atterrissage. Entre les deux, sauf incident, l'avion suit son plan de vol et il n'est pas donc nécessaire de connaitre en permanence sa position.

Pour prendre une image plus simple :
Lorsque vous prenez le train, vous indiquez en général à la personne qui viendra vous chercher à quelle heure vous partez et à quelle heure vous arrivez.
Vous jugez en revanche inutile de rappeler à chaque gare que vous traversez.

Ouverture de la racine carrée

L'idée de créer ce blog fait suite au crash du vol AF 447 entre Rio et Paris le 31 mai 2009.

La disparition de l'Airbus A 330 en plein océan atlantique a rapidement suggéré que la recherche de l'épave et l'enquête pour déterminer les raisons du crash seraient difficiles.

Dans les jours et les semaines qui ont suivis, différents éléments ont été évoqués pour tenter d'expliquer la catastrophe ainsi que la difficulté de la recherche des boites noires.

En suivant les nouvelles sur internet, je me suis aperçu qu'à l'image des matchs de foot à la suite desquels tout le monde se verrait bien à la place du sélectionneur, beaucoup s'improvisent ingénieur dans l'aéronautique pour analyser chaque élément du drame.

Je ne prétends pas apporter la vérité absolue sur ce sujet ni sur ceux qui suivront mais simplement mon point de vue (que j'espère constructif) sur l'actualité scientifique et technique et les questions pertinentes, existentielles, simples, intelligentes (ou pas) qu'elles peuvent susciter.