En ce 25 décembre 2009, La Racine Carrée vous souhaite un joyeux Nöel et vous informe que le Père Noël a bien accompli sa mission annuelle de distribution de cadeaux sur l'ensemble de la planète.
L'information est d'ailleurs confirmée par le NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) chargée de la surveillance et de la défense de l'espace aérien Nord américain.
Les radars et satellites de l'organisation américano-canadienne ont permis cette année encore de suivre en temps réel le parcours du Père Noël autour de la planète, depuis la Nouvelle Zélande jusqu'à l'Alaska en passant par tous les continents (le Père Noël profitant du décalage horaire entre les pays traversés). Les avions de chasse du NORAD ont également pu escorter la traineau du Père Noël au dessus des Etats Unis et du Canada.
L'information était disponible en direct sur www.noradsanta.org, site officiel de l'opération "NORAD sur la piste du Père Noël".
Question
Mais qu'est ce que c'est que cette histoire?
Le Père Noël existe pour de vrai?!? Et il est suivi par le NORAD?
La racine carrée
L'information est tout à fait exacte. Le Père Noël est suivi chaque nuit de Noël par le NORAD depuis plus de 50 ans. Le site internet www.noradsanta.org (voir notamment la FAQ en français) explique que les radars permettent en effet de détecter le "décollage" du traineau depuis le pôle nord; les satellites en orbite géostationnaire assurent ensuite le suivi de son vol grâce à "la signature infrarouge du fameux nez rouge de Rudolph, l'un des rennes qui tirent le traîneau du Père Noël".
La tradition remonte plus exactement en 1955. Suite à une erreur de numéro de téléphone sur une publicité proposant de contacter le Père Noël, les enfants obtenaient en réalité la ligne d'urgence du commandant en chef du CONAD, prédecesseur du NORAD.
Le responsable de l'époque, le colonel Harry Shoup, ordonna immédiatement de localiser l'écho radar du Père Noël et pu ainsi informer très précisement les enfants qui le contactaient de la position du Père Noël. (Cf. Pourquoi suivre le Père Noël à la trace ? )
Depuis, le NORAD a conservé une ligne d'urgence dédiée et informe chaque année les enfants (et ceux qui le sont restés) de la position du Père Noël.
Affichage des articles dont le libellé est satellite. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est satellite. Afficher tous les articles
25 décembre 2009
4 septembre 2009
Les boîtes noires mises sur orbite?
Le PDG d'Airbus, Thomas Enders, a annoncé aujourd'hui que le groupe étudiait la possibilité d'améliorer le système actuel des boîtes noires.
L'idée serait de les remplacer par une transmission en temps réel via satellite des données de vol, comme cela est déjà le cas pour les messages automatiques de maintenance (messages ACARS).
Dans le même temps, le secrétaire d'état aux transports a indiqué que la modernisation du système serait évoquée avec l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) lors d'une prochaine réunion.
Question
Mais pourquoi est ce que ce n'est pas déjà le cas?
La racine carrée
L'idée n'est pas nouvelle, mais elle prend toute son importance dans le cadre de la disparition du vol AF 447 au milieu de l'Atlantique, puisque l'on a pas pu retrouver les boîtes noires de l'avion. Ces éléments étant essentiels dans la recherche des causes du crash.
Cependant, la mise en application doit faire face à de nombreux obstacles techniques :
- Les messages ACARS (messages qui avaient indiqué entre autres une anomalie des mesures de vitesse) sont des messages codés qui s'apparentent à des SMS. Les données enregistrées par les boîtes noires sont beaucoup plus volumineuses. Transmettre en permanence ces données vers une station au sol requiert beaucoup plus de moyens que la transmission de quelques SMS de temps en temps.
- Pour transmettre en temps réel les données de vol des avions d'une seule grande compagnie aérienne, il faudrait que chaque point du globe soit couvert en permanence par un satellite capable de retransmettre les données. La simple mise en place demande donc de disposer déjà d'une constellation de satellites.
- "en temps réel" ne signifie pas forcément "en direct". La notion de temps réel signifie que l'opération (la transmission de données) est toujours effectuée dans le même laps de temps. Cette durée peut être plus ou moins longue, ce qui compte c'est qu'elle reste constante. Pour transmettre un donnée depuis un avion, par exemple la vitesse, il faut d'abord numériser l'information, la compresser avant de l'émettre vers le satellite. Ces opérations peuvent prendre quelques secondes. Vous pouvez le constater en mesurant le décalage entre TV hertzienne et TNT ou TV par internet.
A 900 km/h, il peut se passer beaucoup de choses en quelques secondes.
- Les orages peuvent perturber la transmission des ondes électromagnétiques. Ils peuvent aussi être la cause de problèmes sur un avion. Il serait alors gênant de ne pas pouvoir transmettre les données.
Au delà même de la faisabilité d'une transmission en temps réel des données de vol, il existe donc des aléas et des limitations dont ne souffrent pas les boîtes noires.
Enfin, le cas du vol AF 447 où l'on a pas retrouvé les enregistreurs de vols est un cas particulier parmi les catastrophes aériennes. Celles ci se produisent en effet généralement lors des phases de décollage ou atterrissage, rarement au milieu d'un océan.
L'idée serait de les remplacer par une transmission en temps réel via satellite des données de vol, comme cela est déjà le cas pour les messages automatiques de maintenance (messages ACARS).
Dans le même temps, le secrétaire d'état aux transports a indiqué que la modernisation du système serait évoquée avec l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) lors d'une prochaine réunion.
Question
Mais pourquoi est ce que ce n'est pas déjà le cas?
La racine carrée
L'idée n'est pas nouvelle, mais elle prend toute son importance dans le cadre de la disparition du vol AF 447 au milieu de l'Atlantique, puisque l'on a pas pu retrouver les boîtes noires de l'avion. Ces éléments étant essentiels dans la recherche des causes du crash.
Cependant, la mise en application doit faire face à de nombreux obstacles techniques :
- Les messages ACARS (messages qui avaient indiqué entre autres une anomalie des mesures de vitesse) sont des messages codés qui s'apparentent à des SMS. Les données enregistrées par les boîtes noires sont beaucoup plus volumineuses. Transmettre en permanence ces données vers une station au sol requiert beaucoup plus de moyens que la transmission de quelques SMS de temps en temps.
- Pour transmettre en temps réel les données de vol des avions d'une seule grande compagnie aérienne, il faudrait que chaque point du globe soit couvert en permanence par un satellite capable de retransmettre les données. La simple mise en place demande donc de disposer déjà d'une constellation de satellites.
- "en temps réel" ne signifie pas forcément "en direct". La notion de temps réel signifie que l'opération (la transmission de données) est toujours effectuée dans le même laps de temps. Cette durée peut être plus ou moins longue, ce qui compte c'est qu'elle reste constante. Pour transmettre un donnée depuis un avion, par exemple la vitesse, il faut d'abord numériser l'information, la compresser avant de l'émettre vers le satellite. Ces opérations peuvent prendre quelques secondes. Vous pouvez le constater en mesurant le décalage entre TV hertzienne et TNT ou TV par internet.
A 900 km/h, il peut se passer beaucoup de choses en quelques secondes.
- Les orages peuvent perturber la transmission des ondes électromagnétiques. Ils peuvent aussi être la cause de problèmes sur un avion. Il serait alors gênant de ne pas pouvoir transmettre les données.
Au delà même de la faisabilité d'une transmission en temps réel des données de vol, il existe donc des aléas et des limitations dont ne souffrent pas les boîtes noires.
Enfin, le cas du vol AF 447 où l'on a pas retrouvé les enregistreurs de vols est un cas particulier parmi les catastrophes aériennes. Celles ci se produisent en effet généralement lors des phases de décollage ou atterrissage, rarement au milieu d'un océan.
19 août 2009
Atterrissage en douceur
Une nouvelle procédure d'atterrissage destinée à économiser du carburant a été testée pour la première fois en conditions réelles la semaine dernière (voir l'info en plus) par la compagnie Scandinavian Airlines System.
La procédure, effectuée avec un Boeing 737, consiste en une descente progressive et régulière jusqu'à la piste en suivant une trajectoire optimale calculée à l'aide de satellites.
Là où la procédure "standard" consiste en une descente par paliers qui oblige les pilotes à adapter à chaque fois la poussée des moteurs, la descente progressive permet de maintenir les moteurs à un régime constant, au ralenti.
Cette technique permet donc une économie de carburant impliquant une réduction des émissions de CO2 mais aussi une réduction du bruit en phase d'approche.
Cette expérience reste cependant difficilement généralisable pour le moment. Il faudrait que l'ensemble du trafic aérien adopte cette méthode pour qu'elle soit possible aux abords des grands aéroports où la fréquence des atterrissages est élevée. Le mélange des genres serait... d'un mauvais genre.
Question
Est ce que cette nouvelle procédure n'est pas dangereuse s'il y a besoin de faire une manœuvre d'évitement lors de la descente?
La racine carrée
Certains articles évoquaient des moteurs au "point mort" lors de la descente, concept qui n'a pas de sens pour un turboréacteur où il n'y a ni embrayage, ni boite de vitesse.
Il est donc tout a fait possible pour les pilotes de remettre rapidement les gaz pour retrouver de la poussée dans la mesure où les moteurs sont seulement au ralenti.
De plus, un avion de ligne est conçu pour pouvoir planer, même sans moteur. Il n'y a donc aucun risque que l'avion décroche soudainement.
L'info en plus
L'info est (re)sortie la semaine dernière via l'AFP, mais après quelques recherches, il semble en réalité que l' "éco-atterrissage" est pratiqué par la compagnie SAS depuis... janvier 2006.
Bug de l'AFP, info recyclée? Mystère...
Cf. info du 10/08/2009 et info du 21/12/2006. A la date de ce dernier (ou premier) article, plus de 600 "éco-atterrissages" avait déjà été effectués avec succès.
La procédure, effectuée avec un Boeing 737, consiste en une descente progressive et régulière jusqu'à la piste en suivant une trajectoire optimale calculée à l'aide de satellites.
Là où la procédure "standard" consiste en une descente par paliers qui oblige les pilotes à adapter à chaque fois la poussée des moteurs, la descente progressive permet de maintenir les moteurs à un régime constant, au ralenti.
Cette technique permet donc une économie de carburant impliquant une réduction des émissions de CO2 mais aussi une réduction du bruit en phase d'approche.
Cette expérience reste cependant difficilement généralisable pour le moment. Il faudrait que l'ensemble du trafic aérien adopte cette méthode pour qu'elle soit possible aux abords des grands aéroports où la fréquence des atterrissages est élevée. Le mélange des genres serait... d'un mauvais genre.
Question
Est ce que cette nouvelle procédure n'est pas dangereuse s'il y a besoin de faire une manœuvre d'évitement lors de la descente?
La racine carrée
Certains articles évoquaient des moteurs au "point mort" lors de la descente, concept qui n'a pas de sens pour un turboréacteur où il n'y a ni embrayage, ni boite de vitesse.
Il est donc tout a fait possible pour les pilotes de remettre rapidement les gaz pour retrouver de la poussée dans la mesure où les moteurs sont seulement au ralenti.
De plus, un avion de ligne est conçu pour pouvoir planer, même sans moteur. Il n'y a donc aucun risque que l'avion décroche soudainement.
L'info en plus
L'info est (re)sortie la semaine dernière via l'AFP, mais après quelques recherches, il semble en réalité que l' "éco-atterrissage" est pratiqué par la compagnie SAS depuis... janvier 2006.
Bug de l'AFP, info recyclée? Mystère...
Cf. info du 10/08/2009 et info du 21/12/2006. A la date de ce dernier (ou premier) article, plus de 600 "éco-atterrissages" avait déjà été effectués avec succès.
11 juillet 2009
Endeavour à travers la fenêtre
La NASA devrait lancer aujourd'hui à 19H13 heure locale (23h13 GMT, +2h pour Paris) la mission STS 127 de la navette spatiale Endeavour. Cette mission est destinée à mettre en place le troisième et dernier élément du module expérimental japonais Kibo de la Station Spatiale Internationale.
Le lancement d'Endeavour avait été reporté à deux reprises les 13 et 17 juin à cause de fuites dans le système de remplissage en hydrogène du réservoir principal, puis avait du céder la place au lancement des sondes lunaires LRO et LCROSS (voir article "Deux sondes envoyées vers la Lune").
Une nouvelle fenêtre de tir c'est ouverte samedi jusqu'au 14 juillet pour Endeavour. En raison d'orages, le décollage n'a pas été possible samedi.
Question
C'est quoi au juste une "fenêtre de tir", il ne suffit pas d'envoyer la navette dans la bonne direction?
La racine carrée
La Station Spatiale Internationale (ISS) n'est pas en orbite géostationnaire autour de la Terre, c'est à dire qu'elle n'est pas en permanence à la verticale du même point sur Terre. Son orbite dure environ 90 minutes, durée pendant laquelle la Terre elle même tourne sur son axe. De plus, l'orbite de l'ISS est inclinée par rapport à l'équateur.
La réunion de ces deux facteurs implique qu'il faut attendre plusieurs jours avant que l'ISS repasse à la verticale d'un même point.
La mise en orbite de la navette demandant énormément d'énergie, on s'arrange pour que le trajet à parcourir soit justement le moins couteux en énergie en programmant le décollage au moment où l'ISS est la plus facilement atteignable, d'où la notion de "fenêtre de tir".
En décollant pendant cette période et au moment où passe l'ISS, la navette se retrouve précisément sur sa trajectoire et il est alors beaucoup plus simple de venir s'y arrimer.
A noter que dans le cas de l'envoi de sondes vers d'autres planètes, la fenêtre de tir peut être beaucoup plus contraignante. Dans le cas de Mars par exemple, il faut attendre 2 ans entre deux fenêtres de tir pour voir la Terre se rapprocher à nouveau de la planète rouge.
Le lancement d'Endeavour avait été reporté à deux reprises les 13 et 17 juin à cause de fuites dans le système de remplissage en hydrogène du réservoir principal, puis avait du céder la place au lancement des sondes lunaires LRO et LCROSS (voir article "Deux sondes envoyées vers la Lune").
Une nouvelle fenêtre de tir c'est ouverte samedi jusqu'au 14 juillet pour Endeavour. En raison d'orages, le décollage n'a pas été possible samedi.
Question
C'est quoi au juste une "fenêtre de tir", il ne suffit pas d'envoyer la navette dans la bonne direction?
La racine carrée
La Station Spatiale Internationale (ISS) n'est pas en orbite géostationnaire autour de la Terre, c'est à dire qu'elle n'est pas en permanence à la verticale du même point sur Terre. Son orbite dure environ 90 minutes, durée pendant laquelle la Terre elle même tourne sur son axe. De plus, l'orbite de l'ISS est inclinée par rapport à l'équateur.
La réunion de ces deux facteurs implique qu'il faut attendre plusieurs jours avant que l'ISS repasse à la verticale d'un même point.
La mise en orbite de la navette demandant énormément d'énergie, on s'arrange pour que le trajet à parcourir soit justement le moins couteux en énergie en programmant le décollage au moment où l'ISS est la plus facilement atteignable, d'où la notion de "fenêtre de tir".
En décollant pendant cette période et au moment où passe l'ISS, la navette se retrouve précisément sur sa trajectoire et il est alors beaucoup plus simple de venir s'y arrimer.
A noter que dans le cas de l'envoi de sondes vers d'autres planètes, la fenêtre de tir peut être beaucoup plus contraignante. Dans le cas de Mars par exemple, il faut attendre 2 ans entre deux fenêtres de tir pour voir la Terre se rapprocher à nouveau de la planète rouge.
5 juillet 2009
"Avec tous leurs satellites..."
Le mois de juin a été marqué par deux crash d'avions en pleine mer : le vol AF 447 Rio Paris et le vol 626 de Yemenia Airlines entre le Yémen et les Comores.
Dans les deux cas, la difficulté à retrouver l'épave de l'avion et/ou les boites noires fait surgir beaucoup de questions similaires liées au capacités réelles ou supposées des satellites.
Questions
- Avec tous les satellites qui nous tournent autour de la tête, comment se fait t'il qu'on ne soit pas capable de localiser l'épave ou les débris d'un avion?
- Sur internet je peux voir le seuil de ma maison vu du ciel, pourquoi est ce si difficile de retrouver un avion?
La racine carrée
Sur Terre, la localisation des avions est faite à l'aide des radars. Le principe de base d'un radar est d'émettre une onde électromagnétique capable de se réfléchir sur les objets que l'on souhaite détecter, puis de détecter cette onde réfléchie et d'en déduire la position de l'objet à partir du temps écoulé entre l'émission et la réception.
D'une manière générale, les ondes électromagnétiques ne traversent pas l'eau, voire se réfléchissent à sa surface. A partir d'une certaine profondeur, même si l'eau est claire, il fait toujours noir car la lumière (qui est une onde électromagnétique) n'y parvient plus. Depuis l'espace, le problème serait encore plus grand, car certaines couches de l'atmosphère réfléchissent les ondes radios. Il n'est donc pas possible d'installer un radar destiné à la navigation aérienne dans l'espace.
Si l'on considère les satellites d'observation de la Terre, généralement exploités pour des missions de renseignement, ils ont effectivement des capacités qui permettent de voir depuis l'espace des objets de petites dimensions sur Terre. Cependant disposer d'une telle capacité ne suffit pas, il faut encore savoir où regarder. Un avion volant à plus de 800 km/h, la distance parcourue entre la dernière position connue et le lieu exact du crash peut être grande. Faute de savoir où regarder, la résolution d'un satellite n'est donc d'aucune utilité.
En ce qui concerne Google Earth où autres services qui permettent de voir la Terre depuis l'espace, il ne s'agit que d'un patchwork d'images prises à une date donnée (souvent par avion d'ailleurs). Il ne s'agit pas d'une vue en temps réel où bien mise à jour régulièrement.
Question
Dans ma voiture j'ai un GPS capable de m'indiquer ma position en permanence avec une précision de quelques mètres, pourquoi les avions n'utilisent pas ce système ?
La racine carrée
Un boitier GPS calcule votre position à partir de signaux reçus par au moins 4 satellites du système GPS.
Pour faire simple, chaque satellite envoie l'heure précise à chaque instant (une sorte d'horloge parlante), le signal se déplace à la vitesse de la lumière jusqu'à votre récepteur GPS qui mesure l'écart entre l'heure reçue et l'heure exacte. Connaissant la position du satellite, on en déduit la distance avec celui ci. En faisant le même avec 4 satellites distincts, on obtient sa position.
Comme expliqué plus haut, les ondes électromagnétiques ne pénètrent pas sous l'eau. Donc en admettant que vous vous retrouviez au fond d'un océan avec votre voiture, dans le meilleur des cas votre GPS vous indiquera "faites demi tour dès que possible"...
Concernant les avions en vol, le GPS leur permet aussi de connaitre leur position, mais il ne s'agit là aussi que d'un récepteur. Depuis le sol, comme expliqué dans un précédent message, les systèmes radar suffisent pour connaitre la position d'un avion.
Dans les deux cas, la difficulté à retrouver l'épave de l'avion et/ou les boites noires fait surgir beaucoup de questions similaires liées au capacités réelles ou supposées des satellites.
Questions
- Avec tous les satellites qui nous tournent autour de la tête, comment se fait t'il qu'on ne soit pas capable de localiser l'épave ou les débris d'un avion?
- Sur internet je peux voir le seuil de ma maison vu du ciel, pourquoi est ce si difficile de retrouver un avion?
La racine carrée
Sur Terre, la localisation des avions est faite à l'aide des radars. Le principe de base d'un radar est d'émettre une onde électromagnétique capable de se réfléchir sur les objets que l'on souhaite détecter, puis de détecter cette onde réfléchie et d'en déduire la position de l'objet à partir du temps écoulé entre l'émission et la réception.
D'une manière générale, les ondes électromagnétiques ne traversent pas l'eau, voire se réfléchissent à sa surface. A partir d'une certaine profondeur, même si l'eau est claire, il fait toujours noir car la lumière (qui est une onde électromagnétique) n'y parvient plus. Depuis l'espace, le problème serait encore plus grand, car certaines couches de l'atmosphère réfléchissent les ondes radios. Il n'est donc pas possible d'installer un radar destiné à la navigation aérienne dans l'espace.
Si l'on considère les satellites d'observation de la Terre, généralement exploités pour des missions de renseignement, ils ont effectivement des capacités qui permettent de voir depuis l'espace des objets de petites dimensions sur Terre. Cependant disposer d'une telle capacité ne suffit pas, il faut encore savoir où regarder. Un avion volant à plus de 800 km/h, la distance parcourue entre la dernière position connue et le lieu exact du crash peut être grande. Faute de savoir où regarder, la résolution d'un satellite n'est donc d'aucune utilité.
En ce qui concerne Google Earth où autres services qui permettent de voir la Terre depuis l'espace, il ne s'agit que d'un patchwork d'images prises à une date donnée (souvent par avion d'ailleurs). Il ne s'agit pas d'une vue en temps réel où bien mise à jour régulièrement.
Question
Dans ma voiture j'ai un GPS capable de m'indiquer ma position en permanence avec une précision de quelques mètres, pourquoi les avions n'utilisent pas ce système ?
La racine carrée
Un boitier GPS calcule votre position à partir de signaux reçus par au moins 4 satellites du système GPS.
Pour faire simple, chaque satellite envoie l'heure précise à chaque instant (une sorte d'horloge parlante), le signal se déplace à la vitesse de la lumière jusqu'à votre récepteur GPS qui mesure l'écart entre l'heure reçue et l'heure exacte. Connaissant la position du satellite, on en déduit la distance avec celui ci. En faisant le même avec 4 satellites distincts, on obtient sa position.
Comme expliqué plus haut, les ondes électromagnétiques ne pénètrent pas sous l'eau. Donc en admettant que vous vous retrouviez au fond d'un océan avec votre voiture, dans le meilleur des cas votre GPS vous indiquera "faites demi tour dès que possible"...
Concernant les avions en vol, le GPS leur permet aussi de connaitre leur position, mais il ne s'agit là aussi que d'un récepteur. Depuis le sol, comme expliqué dans un précédent message, les systèmes radar suffisent pour connaitre la position d'un avion.
2 juillet 2009
Télescope spatial Herschel
Le 14 mai dernier, une fusée Ariane 5 a envoyé avec succès dans l'espace deux nouveaux télescopes européens : Herschel et Planck.
Un mois plus tard, le télescope Herschel, déjà à plus d'un million de kilomètres de la Terre, en route vers son futur poste d'observation, a réalisé une première image test alors qu'aucun de ses équipements n'était encore étalonné.
L'image de la galaxie Messier 51 qui a été réalisée présente déjà un niveau de finesse nettement supérieur aux mêmes images réalisées par le télescope Spitzer de la NASA, son prédécesseur.
Question
A quoi ça sert de dépenser des millions pour envoyer un télescope dans l'espace et observer des endroits où on ne pourra de toute façon jamais aller?
La racine carrée
Et à quoi ça sert le foot et les millions qui sont dépensés pour les transferts de joueurs?
Un peu plus sérieusement, en adoptant le même point de vue, on pourrait se demander à quoi ça sert d'étudier les fossiles de dinosaures (après tout ils ont disparu de toute façon), ou encore à quoi sert la Joconde, le cinéma, etc.
Je crois me rappeler que l'Homme a commencé à se distinguer de l'Animal lorsqu'il a commencé à pratiquer des rites funéraires (ce qui ne lui paraissait pas "utile" auparavant).
Depuis, l'Homme a beaucoup évolué mais il se pose probablement toujours les mêmes questions : Qui suis-je? D'où viens-je? Où vais-je?
Et à défaut de connaitre la réponse, il se contente parfois de rêver un peu, en observant les étoiles, ou en regardant un match foot...
Un mois plus tard, le télescope Herschel, déjà à plus d'un million de kilomètres de la Terre, en route vers son futur poste d'observation, a réalisé une première image test alors qu'aucun de ses équipements n'était encore étalonné.
L'image de la galaxie Messier 51 qui a été réalisée présente déjà un niveau de finesse nettement supérieur aux mêmes images réalisées par le télescope Spitzer de la NASA, son prédécesseur.
Question
A quoi ça sert de dépenser des millions pour envoyer un télescope dans l'espace et observer des endroits où on ne pourra de toute façon jamais aller?
La racine carrée
Et à quoi ça sert le foot et les millions qui sont dépensés pour les transferts de joueurs?
Un peu plus sérieusement, en adoptant le même point de vue, on pourrait se demander à quoi ça sert d'étudier les fossiles de dinosaures (après tout ils ont disparu de toute façon), ou encore à quoi sert la Joconde, le cinéma, etc.
Je crois me rappeler que l'Homme a commencé à se distinguer de l'Animal lorsqu'il a commencé à pratiquer des rites funéraires (ce qui ne lui paraissait pas "utile" auparavant).
Depuis, l'Homme a beaucoup évolué mais il se pose probablement toujours les mêmes questions : Qui suis-je? D'où viens-je? Où vais-je?
Et à défaut de connaitre la réponse, il se contente parfois de rêver un peu, en observant les étoiles, ou en regardant un match foot...
28 juin 2009
AF 447 - Disparition au milieu de l'Atlantique
Le 1er juin 2009, le vol AF 447 assurant la liaison entre Rio et Paris disparait en vol avec 228 personnes et 12 membre d'équipage.
Dès l'annonce de la disparation, on comprend qu'il sera difficile de retrouver les restes de l'Airbus A 330 - 200 d'Air France au milieu de l'Atlantique.
Question :
Pourquoi les radars ne permettent t'il pas de connaitre relativement précisément la position de l'avion au moment du crash?
La racine carrée :
Tout simplement parce qu'il n'y a pas de radar au milieu de l'Atlantique.
Question :
A l'heure du GPS et des satellites, comment se fait t'il qu'on ne connaisse pas en permanence la position d'un avion?
La racine carrée :
Le crash d'un avion est un événement suffisamment dramatique pour que l'on en entende forcément parler lorsque cela survient, et il faut reconnaitre que cela n'arrive pas si souvent que cela (même si bien sûr, c'est toujours trop). L'avion reste le moyen de transport le plus sûr et l'immense majorité des avions atteignent leur destination à l'heure prévue.
En règle générale, l'avion est donc suivi par un radar et une tour de contrôle au moment du décollage, et au moment de l'atterrissage. Entre les deux, sauf incident, l'avion suit son plan de vol et il n'est pas donc nécessaire de connaitre en permanence sa position.
Pour prendre une image plus simple :
Lorsque vous prenez le train, vous indiquez en général à la personne qui viendra vous chercher à quelle heure vous partez et à quelle heure vous arrivez.
Vous jugez en revanche inutile de rappeler à chaque gare que vous traversez.
Dès l'annonce de la disparation, on comprend qu'il sera difficile de retrouver les restes de l'Airbus A 330 - 200 d'Air France au milieu de l'Atlantique.
Question :
Pourquoi les radars ne permettent t'il pas de connaitre relativement précisément la position de l'avion au moment du crash?
La racine carrée :
Tout simplement parce qu'il n'y a pas de radar au milieu de l'Atlantique.
Question :
A l'heure du GPS et des satellites, comment se fait t'il qu'on ne connaisse pas en permanence la position d'un avion?
La racine carrée :
Le crash d'un avion est un événement suffisamment dramatique pour que l'on en entende forcément parler lorsque cela survient, et il faut reconnaitre que cela n'arrive pas si souvent que cela (même si bien sûr, c'est toujours trop). L'avion reste le moyen de transport le plus sûr et l'immense majorité des avions atteignent leur destination à l'heure prévue.
En règle générale, l'avion est donc suivi par un radar et une tour de contrôle au moment du décollage, et au moment de l'atterrissage. Entre les deux, sauf incident, l'avion suit son plan de vol et il n'est pas donc nécessaire de connaitre en permanence sa position.
Pour prendre une image plus simple :
Lorsque vous prenez le train, vous indiquez en général à la personne qui viendra vous chercher à quelle heure vous partez et à quelle heure vous arrivez.
Vous jugez en revanche inutile de rappeler à chaque gare que vous traversez.
Inscription à :
Articles (Atom)