L'évènement est resté assez discret dans les médias, mais la performance est tout de même nettement plus remarquable que celle d'arriver à poser un quadriréacteur avec "seulement" un moteur en moins (Cf. Traduction de "Atterrissage d'urgence d'un A380").
Pour une raison encore inconnue, un Boeing 767 de la compagnie LOT n'a pas pu déployer ses trains d’atterrissage à son arrivée à l'aéroport de Varsovie.
La suite, en images, se passe (presque) de commentaires...
Vidéo AFP : "Pologne: atterrissage d'urgence d'un Boeing, pas de blessé"
Avec quelques commentaires utiles :
Vidéo Euronews : "Un Boeing atterrit d'urgence à Varsovie"
Pour en savoir plus
D'autres vidéos sont accessibles depuis la page Wikipedia (EN) "LOT Polish Airlines Flight 016"
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4 novembre 2011
5 novembre 2010
Traduction de "Atterrissage d'urgence d'un A380"
En raison d'une avarie moteur survenue quelques minutes après son décollage de Singapour, un Airbus A380 de la compagnie australienne Qantas a dû retourner se poser à son point de départ.
En tant que "symbole" de l'aéronautique civile, l'évènement n'a pas manqué de déclencher un torrent de dépêches et articles et faisait l'ouverture du 20h hier soir sur le thème sensationnel "Atterrissage d'urgence d'un A380" saupoudré de quelques "on a frôlé la catastrophe", les passagers ayant bien entendus tous eu "la peur de leur vie" selon la très libre interprétation des journalistes.
La racine carrée
Dans les faits, le moteur n°2 de l'appareil a subit un problème qui a conduit à la perte d'une partie de l'arrière de la nacelle du moteur. Des débris sont tombés sur l'île de Batam, au large de Singapour, sans faire de blessés.
L'A380 est un quadriréacteur, et vole sans difficultés avec un réacteur en moins. Il pourrait également voler avec 2 réacteurs en moins.
Après avoir constaté le problème, le commandant de bord a immédiatement... tourné en rond pendant 2 heures. La notion "d'atterrissage d'urgence" en prend un coup.
Non pas que les passagers voulaient en avoir pour leur argent, mais l'avion devait perdre une part suffisante de son carburant avant de pouvoir se poser normalement.
En effet, sur les gros porteur comme l'A380, la masse de carburant au départ d'un vol long courrier est telle que l'avion serait trop lourd s'il devait se poser avec les réservoir pleins. La longueur d'une piste ne suffirait pas pour le freiner. En cas de véritable urgence, les avion peuvent larguer en plein vol une partie de leur carburant pour s'alléger. Il semble que ce n'était pas le cas aujourd'hui puisque le pilote a préféré rester en vol le temps de consommer ce carburant. Là encore, la "catastrophe" semble loin.
Certains adeptes du dénigrement systématique de la technologie française, oubliant au passage que Airbus est un consortium européen, ont immédiatement tiré à boulets rouge sur l'A380. Malheureusement pour eux, Airbus conçoit l'appareil, mais ne fait que proposer à ses clients les différentes motorisations possibles.
Pour l'A380, il existe deux possibilités : le GP7200, fabriqué par Engine Alliance (General Electric et Pratt & Whitney) et le Trent 900 de Rolls Royce. Qantas a choisit cette deuxième option, alors qu'Air France et Emirates ont choisit la première.
On pourrait donc être tenté de jeter la pierre aux britanniques, mais ce serait aller vite en besogne, puisque la cause du problème est bien évidemment inconnue à l'heure actuelle, et pourrait être périphérique au moteur. La source pourrait également venir de la nacelle, commune pour les 2 moteurs, et construite par Aircelle - Groupe Safran.
Au final, beaucoup de bruit pour (fort heureusement) pas grand chose si ce n'est un incident moteur "sérieux". La compagnie Qantas a décidé de maintenir au sol ses 6 A380 pour le moment, alors que Singapore Airlines et Lufthansa, dont les A380 utilisent la même motorisation, ont annoncé une vérification des moteurs.
Pour en savoir plus
Site internet de L'Australian Transport Safety Bureau (ATSB), chargé de l'enquête : Qantas Airbus A380 inflight engine shut down
En tant que "symbole" de l'aéronautique civile, l'évènement n'a pas manqué de déclencher un torrent de dépêches et articles et faisait l'ouverture du 20h hier soir sur le thème sensationnel "Atterrissage d'urgence d'un A380" saupoudré de quelques "on a frôlé la catastrophe", les passagers ayant bien entendus tous eu "la peur de leur vie" selon la très libre interprétation des journalistes.
La racine carrée
Dans les faits, le moteur n°2 de l'appareil a subit un problème qui a conduit à la perte d'une partie de l'arrière de la nacelle du moteur. Des débris sont tombés sur l'île de Batam, au large de Singapour, sans faire de blessés.
L'A380 est un quadriréacteur, et vole sans difficultés avec un réacteur en moins. Il pourrait également voler avec 2 réacteurs en moins.
Après avoir constaté le problème, le commandant de bord a immédiatement... tourné en rond pendant 2 heures. La notion "d'atterrissage d'urgence" en prend un coup.
Non pas que les passagers voulaient en avoir pour leur argent, mais l'avion devait perdre une part suffisante de son carburant avant de pouvoir se poser normalement.
En effet, sur les gros porteur comme l'A380, la masse de carburant au départ d'un vol long courrier est telle que l'avion serait trop lourd s'il devait se poser avec les réservoir pleins. La longueur d'une piste ne suffirait pas pour le freiner. En cas de véritable urgence, les avion peuvent larguer en plein vol une partie de leur carburant pour s'alléger. Il semble que ce n'était pas le cas aujourd'hui puisque le pilote a préféré rester en vol le temps de consommer ce carburant. Là encore, la "catastrophe" semble loin.
Certains adeptes du dénigrement systématique de la technologie française, oubliant au passage que Airbus est un consortium européen, ont immédiatement tiré à boulets rouge sur l'A380. Malheureusement pour eux, Airbus conçoit l'appareil, mais ne fait que proposer à ses clients les différentes motorisations possibles.
Pour l'A380, il existe deux possibilités : le GP7200, fabriqué par Engine Alliance (General Electric et Pratt & Whitney) et le Trent 900 de Rolls Royce. Qantas a choisit cette deuxième option, alors qu'Air France et Emirates ont choisit la première.
On pourrait donc être tenté de jeter la pierre aux britanniques, mais ce serait aller vite en besogne, puisque la cause du problème est bien évidemment inconnue à l'heure actuelle, et pourrait être périphérique au moteur. La source pourrait également venir de la nacelle, commune pour les 2 moteurs, et construite par Aircelle - Groupe Safran.
Au final, beaucoup de bruit pour (fort heureusement) pas grand chose si ce n'est un incident moteur "sérieux". La compagnie Qantas a décidé de maintenir au sol ses 6 A380 pour le moment, alors que Singapore Airlines et Lufthansa, dont les A380 utilisent la même motorisation, ont annoncé une vérification des moteurs.
Pour en savoir plus
Site internet de L'Australian Transport Safety Bureau (ATSB), chargé de l'enquête : Qantas Airbus A380 inflight engine shut down
29 juin 2009
"Dangers dans le ciel"
France 5 diffusait ce soir à 20h35 un documentaire de la série "Dangers dans le ciel".
Chaque épisode de cette série a pour sujet un crash aérien ayant marqué l'histoire. Le documentaire retrace d'abord les évènements ayant conduit à l'accident au travers de reconstitutions et de témoignages puis s'attarde sur l'enquête pour expliquer sans excès de vocabulaire technique les raisons du drame.
L'enquête révèle dans la plupart des cas qu'il y a rarement une seule cause à un crash, mais plutôt une conjonction d'évènements.
Question
Il y aura des rediffusions? D'autres épisodes de la série?
La racine carrée
L'émission de ce soir ("Aloha, Vol 243 - courant d'air") est rediffusée samedi 4 juillet à 15h. D'autres épisodes suivront, mais les jours et les horaires sont variables.
Je vous renvoie vers cette page du site de France 5 pour plus de détails (excusez le moteur de recherche).
Chaque épisode de cette série a pour sujet un crash aérien ayant marqué l'histoire. Le documentaire retrace d'abord les évènements ayant conduit à l'accident au travers de reconstitutions et de témoignages puis s'attarde sur l'enquête pour expliquer sans excès de vocabulaire technique les raisons du drame.
L'enquête révèle dans la plupart des cas qu'il y a rarement une seule cause à un crash, mais plutôt une conjonction d'évènements.
Question
Il y aura des rediffusions? D'autres épisodes de la série?
La racine carrée
L'émission de ce soir ("Aloha, Vol 243 - courant d'air") est rediffusée samedi 4 juillet à 15h. D'autres épisodes suivront, mais les jours et les horaires sont variables.
Je vous renvoie vers cette page du site de France 5 pour plus de détails (excusez le moteur de recherche).
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