L'évènement est resté assez discret dans les médias, mais la performance est tout de même nettement plus remarquable que celle d'arriver à poser un quadriréacteur avec "seulement" un moteur en moins (Cf. Traduction de "Atterrissage d'urgence d'un A380").
Pour une raison encore inconnue, un Boeing 767 de la compagnie LOT n'a pas pu déployer ses trains d’atterrissage à son arrivée à l'aéroport de Varsovie.
La suite, en images, se passe (presque) de commentaires...
Vidéo AFP : "Pologne: atterrissage d'urgence d'un Boeing, pas de blessé"
Avec quelques commentaires utiles :
Vidéo Euronews : "Un Boeing atterrit d'urgence à Varsovie"
Pour en savoir plus
D'autres vidéos sont accessibles depuis la page Wikipedia (EN) "LOT Polish Airlines Flight 016"
4 novembre 2011
5 novembre 2010
Traduction de "Atterrissage d'urgence d'un A380"
En raison d'une avarie moteur survenue quelques minutes après son décollage de Singapour, un Airbus A380 de la compagnie australienne Qantas a dû retourner se poser à son point de départ.
En tant que "symbole" de l'aéronautique civile, l'évènement n'a pas manqué de déclencher un torrent de dépêches et articles et faisait l'ouverture du 20h hier soir sur le thème sensationnel "Atterrissage d'urgence d'un A380" saupoudré de quelques "on a frôlé la catastrophe", les passagers ayant bien entendus tous eu "la peur de leur vie" selon la très libre interprétation des journalistes.
La racine carrée
Dans les faits, le moteur n°2 de l'appareil a subit un problème qui a conduit à la perte d'une partie de l'arrière de la nacelle du moteur. Des débris sont tombés sur l'île de Batam, au large de Singapour, sans faire de blessés.
L'A380 est un quadriréacteur, et vole sans difficultés avec un réacteur en moins. Il pourrait également voler avec 2 réacteurs en moins.
Après avoir constaté le problème, le commandant de bord a immédiatement... tourné en rond pendant 2 heures. La notion "d'atterrissage d'urgence" en prend un coup.
Non pas que les passagers voulaient en avoir pour leur argent, mais l'avion devait perdre une part suffisante de son carburant avant de pouvoir se poser normalement.
En effet, sur les gros porteur comme l'A380, la masse de carburant au départ d'un vol long courrier est telle que l'avion serait trop lourd s'il devait se poser avec les réservoir pleins. La longueur d'une piste ne suffirait pas pour le freiner. En cas de véritable urgence, les avion peuvent larguer en plein vol une partie de leur carburant pour s'alléger. Il semble que ce n'était pas le cas aujourd'hui puisque le pilote a préféré rester en vol le temps de consommer ce carburant. Là encore, la "catastrophe" semble loin.
Certains adeptes du dénigrement systématique de la technologie française, oubliant au passage que Airbus est un consortium européen, ont immédiatement tiré à boulets rouge sur l'A380. Malheureusement pour eux, Airbus conçoit l'appareil, mais ne fait que proposer à ses clients les différentes motorisations possibles.
Pour l'A380, il existe deux possibilités : le GP7200, fabriqué par Engine Alliance (General Electric et Pratt & Whitney) et le Trent 900 de Rolls Royce. Qantas a choisit cette deuxième option, alors qu'Air France et Emirates ont choisit la première.
On pourrait donc être tenté de jeter la pierre aux britanniques, mais ce serait aller vite en besogne, puisque la cause du problème est bien évidemment inconnue à l'heure actuelle, et pourrait être périphérique au moteur. La source pourrait également venir de la nacelle, commune pour les 2 moteurs, et construite par Aircelle - Groupe Safran.
Au final, beaucoup de bruit pour (fort heureusement) pas grand chose si ce n'est un incident moteur "sérieux". La compagnie Qantas a décidé de maintenir au sol ses 6 A380 pour le moment, alors que Singapore Airlines et Lufthansa, dont les A380 utilisent la même motorisation, ont annoncé une vérification des moteurs.
Pour en savoir plus
Site internet de L'Australian Transport Safety Bureau (ATSB), chargé de l'enquête : Qantas Airbus A380 inflight engine shut down
En tant que "symbole" de l'aéronautique civile, l'évènement n'a pas manqué de déclencher un torrent de dépêches et articles et faisait l'ouverture du 20h hier soir sur le thème sensationnel "Atterrissage d'urgence d'un A380" saupoudré de quelques "on a frôlé la catastrophe", les passagers ayant bien entendus tous eu "la peur de leur vie" selon la très libre interprétation des journalistes.
La racine carrée
Dans les faits, le moteur n°2 de l'appareil a subit un problème qui a conduit à la perte d'une partie de l'arrière de la nacelle du moteur. Des débris sont tombés sur l'île de Batam, au large de Singapour, sans faire de blessés.
L'A380 est un quadriréacteur, et vole sans difficultés avec un réacteur en moins. Il pourrait également voler avec 2 réacteurs en moins.
Après avoir constaté le problème, le commandant de bord a immédiatement... tourné en rond pendant 2 heures. La notion "d'atterrissage d'urgence" en prend un coup.
Non pas que les passagers voulaient en avoir pour leur argent, mais l'avion devait perdre une part suffisante de son carburant avant de pouvoir se poser normalement.
En effet, sur les gros porteur comme l'A380, la masse de carburant au départ d'un vol long courrier est telle que l'avion serait trop lourd s'il devait se poser avec les réservoir pleins. La longueur d'une piste ne suffirait pas pour le freiner. En cas de véritable urgence, les avion peuvent larguer en plein vol une partie de leur carburant pour s'alléger. Il semble que ce n'était pas le cas aujourd'hui puisque le pilote a préféré rester en vol le temps de consommer ce carburant. Là encore, la "catastrophe" semble loin.
Certains adeptes du dénigrement systématique de la technologie française, oubliant au passage que Airbus est un consortium européen, ont immédiatement tiré à boulets rouge sur l'A380. Malheureusement pour eux, Airbus conçoit l'appareil, mais ne fait que proposer à ses clients les différentes motorisations possibles.
Pour l'A380, il existe deux possibilités : le GP7200, fabriqué par Engine Alliance (General Electric et Pratt & Whitney) et le Trent 900 de Rolls Royce. Qantas a choisit cette deuxième option, alors qu'Air France et Emirates ont choisit la première.
On pourrait donc être tenté de jeter la pierre aux britanniques, mais ce serait aller vite en besogne, puisque la cause du problème est bien évidemment inconnue à l'heure actuelle, et pourrait être périphérique au moteur. La source pourrait également venir de la nacelle, commune pour les 2 moteurs, et construite par Aircelle - Groupe Safran.
Au final, beaucoup de bruit pour (fort heureusement) pas grand chose si ce n'est un incident moteur "sérieux". La compagnie Qantas a décidé de maintenir au sol ses 6 A380 pour le moment, alors que Singapore Airlines et Lufthansa, dont les A380 utilisent la même motorisation, ont annoncé une vérification des moteurs.
Pour en savoir plus
Site internet de L'Australian Transport Safety Bureau (ATSB), chargé de l'enquête : Qantas Airbus A380 inflight engine shut down
31 août 2010
ITER : trop cher, trop incertain?
Dans un article paru début août sur le site Internet de Libération, le prix Nobel de physique Georges Charpak annonçait qu'il était "grand temps" de renoncer au programme de recherche ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), dont le coût a été revu, passant de 8 à 16 milliards d'Euros.
M. Charpak dénonce le coût du programme, craignant qu'il vampirise la recherche scientifique européenne, et affirme qu'il ne servira à rien, les obstacles à surmonter étant trop nombreux selon lui.
Question
C'est quoi ITER?
La racine carrée
Pour résumer, ITER est un vaste programme de recherche visant à construire un réacteur permettant de reproduire et contrôler la source d'énergie des étoiles comme notre Soleil : la fusion thermonucléaire.
Initié dans les années 1980, le projet ITER regroupe actuellement l'Union Européenne, les USA, la Russie, la Chine, le Japon, l'Inde et la Corée (excusez du peu). Après une phase d'étude de plus de 10 ans au cours desquels les participants ont mis en commun leurs connaissances sur le sujet (le concept n'est pas nouveau), le site de Cadarache, en région PACA, a été retenu pour la construction du prototype.
La construction des premiers bâtiments a débuté cet été et devrait durer jusqu'en 2017. Le début des essais proprement dit est prévu pour 2018, pour une exploitation de 20 ans.
Au cœur du projet, on trouve le réacteur où devront se produire les réactions de fusion : le Tokamak. Le Tokamak d'ITER sera le plus grand jamais construit. Au sein de cette enceinte toroïdale (en forme de pneu), un mélange de deutérium et de tritium, des isotopes de l'hydrogène (des "cousins proches") sera porté a très haute température jusqu'à former un plasma de 150 millions de degrés, soit 10 fois la température au centre du Soleil.
A un telle température, aucun matériau ne pourrait résister. On utilise alors les propriétés du plasma pour éloigner celui ci des parois du tokamak. Les atomes du plasma peuvent en effet être dévié par un champ magnétique; les puissant aimants qui composent le tokamak et leur disposition particulière forcent ainsi les atomes à tourner en rond, tout en restant éloignés des bords. On parle alors de fusion par confinement magnétique.
Une fois ces condition réunies (température, confinement, stabilité), les atomes de deutérium et de tritium vont pouvoir entrer en collision malgré leur répulsion naturelle et libérer une grande quantité d'énergie sous forme de chaleur et fusionner pour créer un atome d'hélium. C'est la fusion thermonucléaire.
Le principe est semblable à la fission (avec un "i") nucléaire qui est la source d'énergie des centrales nucléaires actuelles, mais avec l'avantage d'être plus énergétique et de produire des déchets nettement moins radioactifs que la fission.
Les défis à relever avant d'en arriver là sont énormes. Bien que de nombreux tokamak existent déjà dans le monde, aucun n'a permis de produire plus d'énergie qu'il n'en consommait (pour chauffer le plasma et alimenter les électroaimants).
Le tokamak d'ITER sera plus grand, ce qui permettra d'atteindre plus facilement cet objectif. Il ne produira pas d'électricité, mais "uniquement" de la chaleur, l'objectif premier étant de démontrer la faisabilité de la fusion pour produire de l'énergie en continu. Lorsque la technologie sera au point, il sera relativement "facile" de convertir la chaleur en électricité.
Le projet ITER est surtout un remarquable exemple de collaboration internationale qui se donne le temps et les moyens de résoudre les difficultés existantes.
Pour en savoir plus
Site officiel du projet ITER
Dossier sur Futura-Sciences :
Iter : la fusion nucléaire par confinement magnétique
Vidéo sur YouTube : Présentation d'ITER
M. Charpak dénonce le coût du programme, craignant qu'il vampirise la recherche scientifique européenne, et affirme qu'il ne servira à rien, les obstacles à surmonter étant trop nombreux selon lui.
Question
C'est quoi ITER?
La racine carrée
Pour résumer, ITER est un vaste programme de recherche visant à construire un réacteur permettant de reproduire et contrôler la source d'énergie des étoiles comme notre Soleil : la fusion thermonucléaire.
Initié dans les années 1980, le projet ITER regroupe actuellement l'Union Européenne, les USA, la Russie, la Chine, le Japon, l'Inde et la Corée (excusez du peu). Après une phase d'étude de plus de 10 ans au cours desquels les participants ont mis en commun leurs connaissances sur le sujet (le concept n'est pas nouveau), le site de Cadarache, en région PACA, a été retenu pour la construction du prototype.
La construction des premiers bâtiments a débuté cet été et devrait durer jusqu'en 2017. Le début des essais proprement dit est prévu pour 2018, pour une exploitation de 20 ans.
Au cœur du projet, on trouve le réacteur où devront se produire les réactions de fusion : le Tokamak. Le Tokamak d'ITER sera le plus grand jamais construit. Au sein de cette enceinte toroïdale (en forme de pneu), un mélange de deutérium et de tritium, des isotopes de l'hydrogène (des "cousins proches") sera porté a très haute température jusqu'à former un plasma de 150 millions de degrés, soit 10 fois la température au centre du Soleil.
A un telle température, aucun matériau ne pourrait résister. On utilise alors les propriétés du plasma pour éloigner celui ci des parois du tokamak. Les atomes du plasma peuvent en effet être dévié par un champ magnétique; les puissant aimants qui composent le tokamak et leur disposition particulière forcent ainsi les atomes à tourner en rond, tout en restant éloignés des bords. On parle alors de fusion par confinement magnétique.
Une fois ces condition réunies (température, confinement, stabilité), les atomes de deutérium et de tritium vont pouvoir entrer en collision malgré leur répulsion naturelle et libérer une grande quantité d'énergie sous forme de chaleur et fusionner pour créer un atome d'hélium. C'est la fusion thermonucléaire.
Le principe est semblable à la fission (avec un "i") nucléaire qui est la source d'énergie des centrales nucléaires actuelles, mais avec l'avantage d'être plus énergétique et de produire des déchets nettement moins radioactifs que la fission.
Les défis à relever avant d'en arriver là sont énormes. Bien que de nombreux tokamak existent déjà dans le monde, aucun n'a permis de produire plus d'énergie qu'il n'en consommait (pour chauffer le plasma et alimenter les électroaimants).
Le tokamak d'ITER sera plus grand, ce qui permettra d'atteindre plus facilement cet objectif. Il ne produira pas d'électricité, mais "uniquement" de la chaleur, l'objectif premier étant de démontrer la faisabilité de la fusion pour produire de l'énergie en continu. Lorsque la technologie sera au point, il sera relativement "facile" de convertir la chaleur en électricité.
Le projet ITER est surtout un remarquable exemple de collaboration internationale qui se donne le temps et les moyens de résoudre les difficultés existantes.
Pour en savoir plus
Site officiel du projet ITER
Dossier sur Futura-Sciences :
Iter : la fusion nucléaire par confinement magnétique
Vidéo sur YouTube : Présentation d'ITER
13 juin 2010
En route vers Mars... sans quitter le hangar
Trois Russes, un Chinois, un Italo-Colombien et un Français se sont enfermés il y a 10 jours et pour une durée de 520 jours dans un module construit spécialement dans les bâtiments de l'IBMP (Institute for Bio-Medical Problems) de l'Académie des sciences de Russie.
L'expérience, baptisée "Mars 500", vise à simuler une mission spatiale vers Mars (aller et retour) pour étudier les effets d'un isolement prolongé sur un équipage.
Le voyage immobile des volontaires se déroulera en trois étapes : 250 jours pour le voyage aller, 30 jours d'exploration de "Mars" reconstituée dans une pièce de 1200 m3 par 3 membres de l'équipage, puis 240 jours pour le retour sur Terre.
Au cours des 250 premiers jours, le délai entre l'émission d'un message par l'équipage et le retour d'une réponse depuis la Terre augmentera progressivement jusqu'à 20 minutes pour simuler l'éloignement du vaisseau. Les échanges avec l'extérieur seront donc limités au mail.
Question
Pourquoi cette expérience n'est elle pas réalisée à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), les condition seraient plus proches de la réalité : apesanteur, espace, etc.
La racine carrée
La plus grande différence entre l'expérience Mars 500 et une mission réelle sera en effet la pesanteur qui sera bien présente pour les 6 hommes tout au long de leur mission.
L'homme n'a jamais passé autant de temps dans l'espace (le record du Russe Valeri Vladimirovich Polyakov est tout de même de plus de 14 mois à bord de Mir) mais les effets de séjours plus court en apesanteur commencent à être relativement bien connus : mal de l'espace les premiers jours, fragilisation et décalcification des os, perte de la masse musculaire, etc. Les effets d'un long séjour restent encore inconnus mais l'objectif de l'expérience Mars 500 n'est pas sur le plan physique, mais bien psychologique et comportemental.
Pour faire simple, l'expérience cherche à répondre à la question : est ce que l'on peut enfermer 6 personnes dans un espace réduit, sans fenêtre sur l'extérieur, sans possibilité de communication en direct avec l'extérieur, pendant plus de 500 jours sans qu'ils finissent par s'entretuer?
On retrouve des conditions semblables à bord des sous-marins à propulsion nucléaire qui peuvent rester en plongée plusieurs mois. La durée des missions est alors plus dictée par les capacités de l'équipage que par celles de la machine.
A bord de l'ISS, les cosmonautes, astronautes et spationautes sont relativement bien logés : vue privilégiée sur la Terre, lumière du Soleil (un lever et un coucher toutes les 90 minutes), communications possibles en continue avec le sol (la station n'est qu'à 400 km d'altitude en moyenne, nettement en dessous des satellites de télécommunication géostationnaires à 36000 km), relèves et ravitaillements réguliers.
Il était donc beaucoup plus simple et moins couteux de reproduire les contraintes d'une mission vers Mars sur Terre.
Certaines choses ne pourront cependant jamais être reproduites : le prestige et la gloire d'une véritable mission martienne qui n'est pas prévue avant 20 ou 30 ans depuis la fin du programme Constellation.
Pour en savoir plus
Site officiel de la mission Mars 500
Sur Wikipédia : Mars 500
L'expérience, baptisée "Mars 500", vise à simuler une mission spatiale vers Mars (aller et retour) pour étudier les effets d'un isolement prolongé sur un équipage.
Le voyage immobile des volontaires se déroulera en trois étapes : 250 jours pour le voyage aller, 30 jours d'exploration de "Mars" reconstituée dans une pièce de 1200 m3 par 3 membres de l'équipage, puis 240 jours pour le retour sur Terre.
Au cours des 250 premiers jours, le délai entre l'émission d'un message par l'équipage et le retour d'une réponse depuis la Terre augmentera progressivement jusqu'à 20 minutes pour simuler l'éloignement du vaisseau. Les échanges avec l'extérieur seront donc limités au mail.
Question
Pourquoi cette expérience n'est elle pas réalisée à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), les condition seraient plus proches de la réalité : apesanteur, espace, etc.
La racine carrée
La plus grande différence entre l'expérience Mars 500 et une mission réelle sera en effet la pesanteur qui sera bien présente pour les 6 hommes tout au long de leur mission.
L'homme n'a jamais passé autant de temps dans l'espace (le record du Russe Valeri Vladimirovich Polyakov est tout de même de plus de 14 mois à bord de Mir) mais les effets de séjours plus court en apesanteur commencent à être relativement bien connus : mal de l'espace les premiers jours, fragilisation et décalcification des os, perte de la masse musculaire, etc. Les effets d'un long séjour restent encore inconnus mais l'objectif de l'expérience Mars 500 n'est pas sur le plan physique, mais bien psychologique et comportemental.
Pour faire simple, l'expérience cherche à répondre à la question : est ce que l'on peut enfermer 6 personnes dans un espace réduit, sans fenêtre sur l'extérieur, sans possibilité de communication en direct avec l'extérieur, pendant plus de 500 jours sans qu'ils finissent par s'entretuer?
On retrouve des conditions semblables à bord des sous-marins à propulsion nucléaire qui peuvent rester en plongée plusieurs mois. La durée des missions est alors plus dictée par les capacités de l'équipage que par celles de la machine.
A bord de l'ISS, les cosmonautes, astronautes et spationautes sont relativement bien logés : vue privilégiée sur la Terre, lumière du Soleil (un lever et un coucher toutes les 90 minutes), communications possibles en continue avec le sol (la station n'est qu'à 400 km d'altitude en moyenne, nettement en dessous des satellites de télécommunication géostationnaires à 36000 km), relèves et ravitaillements réguliers.
Il était donc beaucoup plus simple et moins couteux de reproduire les contraintes d'une mission vers Mars sur Terre.
Certaines choses ne pourront cependant jamais être reproduites : le prestige et la gloire d'une véritable mission martienne qui n'est pas prévue avant 20 ou 30 ans depuis la fin du programme Constellation.
Pour en savoir plus
Site officiel de la mission Mars 500
Sur Wikipédia : Mars 500
15 avril 2010
L'avion (plus) électrique
Dans un style plus "dans l'air du temps" que le vaisseau spatial SpaceShipTwo (Voir "Taxe carbone sur le tourisme spatial?"), l'avion solaire Solar Impulse des Suisses Bertrand Piccard (Psychiatre de métier d'après des sources médicales) et André Borschberg a effectué son baptème de l'air le 7 avril dernier.
L'appareil est le premier prototype du projet Solar Impulse qui a pour but de réaliser un tour du monde à bord d'un avion ayant comme unique source d'énergie le Soleil.
L'enjeu majeur est de concevoir un avion extrêmement performant, pouvant stocker suffisamment d'énergie le jour pour pouvoir continuer à voler sur ses batteries la nuit, jusqu'au retour du Soleil.
Le prototype comporte ainsi quelques 12000 cellules photovoltaïques réparties sur les ailes de 64 m d'envergure ainsi que sur l'empennage horizontal. Les batteries lithium-polymère pèsent 400 kg pour une masse totale de 1600 kg, le tout propulsé par 4 moteurs électriques de 10 ch chacun.
Question
A quand les vols commerciaux Paris - New York uniquement avec des panneaux solaires?
La racine carrée
Pour faire simple : c'est pas pour demain.
Le projet Solar Impulse est avant tout un défi technologique, et non un précurseur du futur du transport aéronautique. Pour transporter plusieurs centaines de personnes au dessus des océans et des continents, il est aujourd'hui difficile d'imaginer autre chose qu'un appareil propulsé par des turboréacteurs alimentés en carburant.
La R&D dans ce domaine n'est cependant pas en reste. Le LEAP-X, nouvelle génération de moteur développé actuellement par CFM International (Snecma et General Electric), permettra une réduction de la consommation de carburant de 16%.
A défaut d'être électrique, les avions deviennent "plus électrique". En effet, sur un avion de ligne, les principaux systèmes (volets, gouvernes, trains atterrissage, inverseurs de poussée) utilisent des types d'énergies différents comme l'hydraulique et le pneumatique. La tendance actuelle est à la conversion de ces systèmes à l'énergie électrique.
Cette conversion présente plusieurs avantages : l'énergie électrique est plus facile à transporter et la maintenance de systèmes électriques est plus simple. Les moteurs, source d'énergie(s), doivent cependant s'adapter à cette demande croissante en électricité.
Pour en savoir plus
Site Internet du groupe Safran : L’avion plus électrique
Site Internet de Messier-Bugatti : Le frein électrique (équipant notamment le Boeing 787)
L'appareil est le premier prototype du projet Solar Impulse qui a pour but de réaliser un tour du monde à bord d'un avion ayant comme unique source d'énergie le Soleil.
L'enjeu majeur est de concevoir un avion extrêmement performant, pouvant stocker suffisamment d'énergie le jour pour pouvoir continuer à voler sur ses batteries la nuit, jusqu'au retour du Soleil.
Le prototype comporte ainsi quelques 12000 cellules photovoltaïques réparties sur les ailes de 64 m d'envergure ainsi que sur l'empennage horizontal. Les batteries lithium-polymère pèsent 400 kg pour une masse totale de 1600 kg, le tout propulsé par 4 moteurs électriques de 10 ch chacun.
Question
A quand les vols commerciaux Paris - New York uniquement avec des panneaux solaires?
La racine carrée
Pour faire simple : c'est pas pour demain.
Le projet Solar Impulse est avant tout un défi technologique, et non un précurseur du futur du transport aéronautique. Pour transporter plusieurs centaines de personnes au dessus des océans et des continents, il est aujourd'hui difficile d'imaginer autre chose qu'un appareil propulsé par des turboréacteurs alimentés en carburant.
La R&D dans ce domaine n'est cependant pas en reste. Le LEAP-X, nouvelle génération de moteur développé actuellement par CFM International (Snecma et General Electric), permettra une réduction de la consommation de carburant de 16%.
A défaut d'être électrique, les avions deviennent "plus électrique". En effet, sur un avion de ligne, les principaux systèmes (volets, gouvernes, trains atterrissage, inverseurs de poussée) utilisent des types d'énergies différents comme l'hydraulique et le pneumatique. La tendance actuelle est à la conversion de ces systèmes à l'énergie électrique.
Cette conversion présente plusieurs avantages : l'énergie électrique est plus facile à transporter et la maintenance de systèmes électriques est plus simple. Les moteurs, source d'énergie(s), doivent cependant s'adapter à cette demande croissante en électricité.
Pour en savoir plus
Site Internet du groupe Safran : L’avion plus électrique
Site Internet de Messier-Bugatti : Le frein électrique (équipant notamment le Boeing 787)
28 mars 2010
Un volcan islandais pas écolo du tout
Le volcan islandais Fimmvorduhals, situé entre les glaciers Eyjafallajoekull et Myrdalsjokull (rien à voir avec votre armoire IKEA, c'est en Islande) est entré en éruption le 21 mars dernier.
Les autorités locales ont d'abord craint des inondations causées par la fonte rapide de la glace et ont évacué 600 personnes par précaution. Le phénomène est relativement fréquent en Islande, terre de feu et de glace, et a pour nom un "Jökulhlaup". Le dernier évènement majeur de ce type avait été déclenché en 1996 par le volcan Grímsvötn situé sous la calotte glaciaire du Vatnajökull.
Heureusement, le volcan Fimmvorduhals se situe entre les glaciers et le risque d'inondation a rapidement été écarté. L'éruption est même devenue l'attraction touristique du moment en Islande et les hôteliers croisent les doigts pour que celle ci se prolonge le plus longtemps possible.
Question
Le volcan éjecte des km cubes de gaz divers dont le CO2, qui sont générateurs (dit-on dans les milieux "biens informés") de l'effet de serre. Ces émissions correspondent a combien de voitures dites polluantes?
La racine carrée
Les volcans sont en effet la principale cause naturelle de rejet de CO2 dans l'atmosphère. Hormis le dioxyde de carbone, le premier gaz rejeté est la vapeur d'eau, le troisième étant le dioxyde de souffre. Ce dernier gaz a un effet inverse du CO2 puisqu'il contribue à réfléchir les rayons du Soleil sans les absorber. Le SO2 est en revanche également responsable des pluies acides.
Malgré les quantités "industrielles" de CO2 rejetées par les volcans, très peu de recherches sont menées pour développer des volcans "verts" qui fonctionnerait à l'électricité.
Les volcans, islandais ou non, n'ont donc pas fini de rejeter du CO2, au mépris total des (tentatives d') accords internationaux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour en savoir plus
YouTube : Vidéo des rejets de CO2 du Fimmvorduhals
Les autorités locales ont d'abord craint des inondations causées par la fonte rapide de la glace et ont évacué 600 personnes par précaution. Le phénomène est relativement fréquent en Islande, terre de feu et de glace, et a pour nom un "Jökulhlaup". Le dernier évènement majeur de ce type avait été déclenché en 1996 par le volcan Grímsvötn situé sous la calotte glaciaire du Vatnajökull.
Heureusement, le volcan Fimmvorduhals se situe entre les glaciers et le risque d'inondation a rapidement été écarté. L'éruption est même devenue l'attraction touristique du moment en Islande et les hôteliers croisent les doigts pour que celle ci se prolonge le plus longtemps possible.
Question
Le volcan éjecte des km cubes de gaz divers dont le CO2, qui sont générateurs (dit-on dans les milieux "biens informés") de l'effet de serre. Ces émissions correspondent a combien de voitures dites polluantes?
La racine carrée
Les volcans sont en effet la principale cause naturelle de rejet de CO2 dans l'atmosphère. Hormis le dioxyde de carbone, le premier gaz rejeté est la vapeur d'eau, le troisième étant le dioxyde de souffre. Ce dernier gaz a un effet inverse du CO2 puisqu'il contribue à réfléchir les rayons du Soleil sans les absorber. Le SO2 est en revanche également responsable des pluies acides.
Malgré les quantités "industrielles" de CO2 rejetées par les volcans, très peu de recherches sont menées pour développer des volcans "verts" qui fonctionnerait à l'électricité.
Les volcans, islandais ou non, n'ont donc pas fini de rejeter du CO2, au mépris total des (tentatives d') accords internationaux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour en savoir plus
YouTube : Vidéo des rejets de CO2 du Fimmvorduhals
18 février 2010
Obama veut construire des centrales nucléaires (Ahmadinejad dit que lui aussi)
Avec pour objectif une réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que de la dépendance au pétrole, le président américain Barack Obama a annoncé mardi dernier avoir pris des mesures pour relancer la construction de centrales nucléaires.
Depuis l'accident de la centrale de Three Mile Island en 1979, les USA n'ont en effet pas construit de nouvelle centrale nucléaire. La centaine de centrales exploitées actuellement fournit 20% de l'électricité consommée au États-Unis, contre 80% en France avec 19 centrales.
Le président Obama reconnait que le nucléaire comporte des inconvénients, notamment en ce qui concerne la gestion des déchets, mais il insiste sur la nécessité de construire une nouvelle génération de centrales nucléaires plus sûres et plus propres.
Question
Et l'Iran ?
L'Iran, lui, n'a pas droit aux énergies sans émissions de carbone... Quelle hypocrisie !!!
La racine carrée
L'Iran, par la voix de son président Mahmoud Ahmadinejad, annonce régulièrement franchir de nouvelles étapes dans le développement de son programme nucléaire "à vocation civile".
Dernière nouvelle en date du 7 février dernier, l'ordre du président Ahmadinejad de lancer la production d'uranium enrichi à 20% en uranium 235, provoquant une nouvelle fois la colère de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Alors on pourrait effectivement se dire : "et pourquoi on ne fait pas confiance à l'Iran quand il nous dit qu'il n'y a que des visées civiles à son programme nucléaire". Après tout, si l'Iran veut lui aussi réduire ses émissions de CO2 et consommer moins de pétrole et de gaz pour produire de l'énergie comme les USA, pourquoi pas?
Peut être que la notion de pays démocratique, le fait d'être reconnu comme tel par la communauté internationale, ou encore le fait de pas menacer régulièrement un pays voisin... peut être que ça joue un peu...
Pour en savoir plus
L'uranium utilisé dans les réacteurs à eau pressurisé (REP), le type de réacteur le plus répandu, a un enrichissement compris entre 3 et 5%.
La prochaine génération de réacteurs (EPR) est quant à elle conçue pour un enrichissement de l'ordre de 5%.
Depuis l'accident de la centrale de Three Mile Island en 1979, les USA n'ont en effet pas construit de nouvelle centrale nucléaire. La centaine de centrales exploitées actuellement fournit 20% de l'électricité consommée au États-Unis, contre 80% en France avec 19 centrales.
Le président Obama reconnait que le nucléaire comporte des inconvénients, notamment en ce qui concerne la gestion des déchets, mais il insiste sur la nécessité de construire une nouvelle génération de centrales nucléaires plus sûres et plus propres.
Question
Et l'Iran ?
L'Iran, lui, n'a pas droit aux énergies sans émissions de carbone... Quelle hypocrisie !!!
La racine carrée
L'Iran, par la voix de son président Mahmoud Ahmadinejad, annonce régulièrement franchir de nouvelles étapes dans le développement de son programme nucléaire "à vocation civile".
Dernière nouvelle en date du 7 février dernier, l'ordre du président Ahmadinejad de lancer la production d'uranium enrichi à 20% en uranium 235, provoquant une nouvelle fois la colère de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Alors on pourrait effectivement se dire : "et pourquoi on ne fait pas confiance à l'Iran quand il nous dit qu'il n'y a que des visées civiles à son programme nucléaire". Après tout, si l'Iran veut lui aussi réduire ses émissions de CO2 et consommer moins de pétrole et de gaz pour produire de l'énergie comme les USA, pourquoi pas?
Peut être que la notion de pays démocratique, le fait d'être reconnu comme tel par la communauté internationale, ou encore le fait de pas menacer régulièrement un pays voisin... peut être que ça joue un peu...
Pour en savoir plus
L'uranium utilisé dans les réacteurs à eau pressurisé (REP), le type de réacteur le plus répandu, a un enrichissement compris entre 3 et 5%.
La prochaine génération de réacteurs (EPR) est quant à elle conçue pour un enrichissement de l'ordre de 5%.
31 janvier 2010
La vie existe ailleurs que sur Terre! ...enfin probablement
La très sérieuse Royal Society, qui célèbre cette année ses 350 ans existence, organisait lundi et mardi dernier une série de colloques sur la possibilité de l'existence d'une vie extraterrestre et les moyens de la détecter.
Depuis quelques années, la détection d'exoplanètes (planètes en orbite autour d'une étoile autre que le soleil) est devenue une discipline à part entière qui dispose de moyens de plus en plus importants. Dans les premiers temps, on détectait essentiellement des "Jupiter chauds", c'est à dire des planètes géantes gazeuses relativement proches de leur étoile. Depuis peu, on commence à détecter des "Supers Terre", des planètes vraisemblablement telluriques mais qui elles aussi sont encore trop proches de leur Soleil, et donc trop brûlantes, pour y imaginer toute forme de vie.
On peux cependant espérer découvrir la première exoplanète tellurique à distance raisonnable de son astre (on parle de zone habitable) au cours de la prochaine décennie. La distance "raisonnable" étant généralement celle qui permet à une planète de recevoir ni trop, ni trop peu d'énergie pour pouvoir y trouver de l'eau liquide, élément essentiel à la vie telle qu'on la connait.
Question
Est ce que la présence d'une planète dans la zone habitable autour de son étoile suffit réellement pour en faire une bonne candidate à l'émergence la vie?
La racine carrée
Si l'on considère le seul exemple que l'on connaisse en la matière, la Terre, la présence d'eau liquide (quoique en ce moment, elle est souvent solide) est loin d'être le seul élément qui a permis sinon l'apparition,du moins le développement de la vie.
Le champ magnétique terrestre, dû à l'existence du noyau métallique liquide, nous protège des particules chargées venant du Soleil mais protège également l'atmosphère d'une érosion par le vent solaire. Notre voisine Mars, plus petite, s'est refroidie plus rapidement et le champ magnétique y a quasiment disparu.
Notre satellite naturel, la Lune, vraisemblablement issue d'une collision de la Terre avec une planète de la taille de Mars il y a 4.5 milliards d'années, stabilise l'axe de rotation de le Terre. L'axe incliné de la Terre est d'ailleurs la raison de l'alternance des saisons.
Les géantes gazeuses du système solaire (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune), nous protègent des astéroïdes. A une autre époque, elles aurait pu à l'inverse les faire dévier et causer le "grand bombardement tardif" dont la Lune garde des traces très visibles.
L'origine elle même de l'eau sur Terre est, selon certaines théories, due en grande partie à l'apport de comètes ou de météorites en provenance de la lointaine banlieue du système solaire.
Et on peut certainement ajouter biens d'autres argument qui font que la présence de la Terre dans la zone habitable du système solaire ne suffit pas pour y expliquer notre présence. La probabilité d'une vie ailleurs est surement non nulle, mais peut être pas si élevée que ça...
Depuis quelques années, la détection d'exoplanètes (planètes en orbite autour d'une étoile autre que le soleil) est devenue une discipline à part entière qui dispose de moyens de plus en plus importants. Dans les premiers temps, on détectait essentiellement des "Jupiter chauds", c'est à dire des planètes géantes gazeuses relativement proches de leur étoile. Depuis peu, on commence à détecter des "Supers Terre", des planètes vraisemblablement telluriques mais qui elles aussi sont encore trop proches de leur Soleil, et donc trop brûlantes, pour y imaginer toute forme de vie.
On peux cependant espérer découvrir la première exoplanète tellurique à distance raisonnable de son astre (on parle de zone habitable) au cours de la prochaine décennie. La distance "raisonnable" étant généralement celle qui permet à une planète de recevoir ni trop, ni trop peu d'énergie pour pouvoir y trouver de l'eau liquide, élément essentiel à la vie telle qu'on la connait.
Question
Est ce que la présence d'une planète dans la zone habitable autour de son étoile suffit réellement pour en faire une bonne candidate à l'émergence la vie?
La racine carrée
Si l'on considère le seul exemple que l'on connaisse en la matière, la Terre, la présence d'eau liquide (quoique en ce moment, elle est souvent solide) est loin d'être le seul élément qui a permis sinon l'apparition,du moins le développement de la vie.
Le champ magnétique terrestre, dû à l'existence du noyau métallique liquide, nous protège des particules chargées venant du Soleil mais protège également l'atmosphère d'une érosion par le vent solaire. Notre voisine Mars, plus petite, s'est refroidie plus rapidement et le champ magnétique y a quasiment disparu.
Notre satellite naturel, la Lune, vraisemblablement issue d'une collision de la Terre avec une planète de la taille de Mars il y a 4.5 milliards d'années, stabilise l'axe de rotation de le Terre. L'axe incliné de la Terre est d'ailleurs la raison de l'alternance des saisons.
Les géantes gazeuses du système solaire (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune), nous protègent des astéroïdes. A une autre époque, elles aurait pu à l'inverse les faire dévier et causer le "grand bombardement tardif" dont la Lune garde des traces très visibles.
L'origine elle même de l'eau sur Terre est, selon certaines théories, due en grande partie à l'apport de comètes ou de météorites en provenance de la lointaine banlieue du système solaire.
Et on peut certainement ajouter biens d'autres argument qui font que la présence de la Terre dans la zone habitable du système solaire ne suffit pas pour y expliquer notre présence. La probabilité d'une vie ailleurs est surement non nulle, mais peut être pas si élevée que ça...
10 janvier 2010
Racine Carrée de 2010
La Racine Carrée vous souhaite une bonne année 2010 et vous adresse ses meilleurs vœux !
Question
Et quoi de prévu dans le domaine scientifique en 2010 ?
La racine carrée
Le robot martien Spirit a déjà fêté ses 6 ans sur le sol de la planète rouge (le 3 janvier dernier) mais est toujours prisonniers des sables et la NASA est pessimiste quant à la possibilité de dégager le robot avant l'hiver martien qui pourrait lui être fatal si les panneaux solaires ne sont pas orientés de manière à recueillir un minimum d'énergie. Opportunity fêtera à son tour son 6ème anniversaire le 24 janvier.
Après son premier vol en décembre dernier, l'A400M est en pleine zone de turbulences. Airbus envisage en effet un abandon pur et simple du programme si les états membres du programme ne mettent pas la main à la poche pour éponger les surcoûts du développement.
La navette spatiale américaine (Endeavour, Discovery et Atlantis) effectuera ses 5 dernières missions avant une mise à la retraite bien méritée après et alors que le programme Constelation est encore loin de lui donner un successeur.
Plus loin dans l'espace, la découverte d'exoplanètes de dimensions comparables à la Terre devrait s'accélérer. Des astronomes américains ont d'ailleurs annoncé avoir détecté la deuxième plus petite exoplanète connue à ce jour (4 fois la masse de la Terre) au début du mois à l'aide du télescope Keck sur l'ile d'Hawaï. Dans le même temps, le télescope spatial Kepler a découvert ses 5 premières exoplanètes. Ce télescope, lancé en mars 2009 par la NASA, a été conçu précisément pour leur détection.
Du coté des mauvaises nouvelles :
Il faudra attendre 2011 pour faire du tourisme spatial avec Virgin Galactics, ce qui laisse un peu de temps pour mettre de l'argent de coté pour s'offrir un billet.
L'apocalypse n'aura lieu qu'en 2012, mais on risque d'être déçu. Le salut viendra peut être d'un astéroïde qui n'aurait pas encore été détecté...
Question
Et quoi de prévu dans le domaine scientifique en 2010 ?
La racine carrée
Le robot martien Spirit a déjà fêté ses 6 ans sur le sol de la planète rouge (le 3 janvier dernier) mais est toujours prisonniers des sables et la NASA est pessimiste quant à la possibilité de dégager le robot avant l'hiver martien qui pourrait lui être fatal si les panneaux solaires ne sont pas orientés de manière à recueillir un minimum d'énergie. Opportunity fêtera à son tour son 6ème anniversaire le 24 janvier.
Après son premier vol en décembre dernier, l'A400M est en pleine zone de turbulences. Airbus envisage en effet un abandon pur et simple du programme si les états membres du programme ne mettent pas la main à la poche pour éponger les surcoûts du développement.
La navette spatiale américaine (Endeavour, Discovery et Atlantis) effectuera ses 5 dernières missions avant une mise à la retraite bien méritée après et alors que le programme Constelation est encore loin de lui donner un successeur.
Plus loin dans l'espace, la découverte d'exoplanètes de dimensions comparables à la Terre devrait s'accélérer. Des astronomes américains ont d'ailleurs annoncé avoir détecté la deuxième plus petite exoplanète connue à ce jour (4 fois la masse de la Terre) au début du mois à l'aide du télescope Keck sur l'ile d'Hawaï. Dans le même temps, le télescope spatial Kepler a découvert ses 5 premières exoplanètes. Ce télescope, lancé en mars 2009 par la NASA, a été conçu précisément pour leur détection.
Du coté des mauvaises nouvelles :
Il faudra attendre 2011 pour faire du tourisme spatial avec Virgin Galactics, ce qui laisse un peu de temps pour mettre de l'argent de coté pour s'offrir un billet.
L'apocalypse n'aura lieu qu'en 2012, mais on risque d'être déçu. Le salut viendra peut être d'un astéroïde qui n'aurait pas encore été détecté...
25 décembre 2009
"Père Noël à NORAD : Mission terminée"
En ce 25 décembre 2009, La Racine Carrée vous souhaite un joyeux Nöel et vous informe que le Père Noël a bien accompli sa mission annuelle de distribution de cadeaux sur l'ensemble de la planète.
L'information est d'ailleurs confirmée par le NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) chargée de la surveillance et de la défense de l'espace aérien Nord américain.
Les radars et satellites de l'organisation américano-canadienne ont permis cette année encore de suivre en temps réel le parcours du Père Noël autour de la planète, depuis la Nouvelle Zélande jusqu'à l'Alaska en passant par tous les continents (le Père Noël profitant du décalage horaire entre les pays traversés). Les avions de chasse du NORAD ont également pu escorter la traineau du Père Noël au dessus des Etats Unis et du Canada.
L'information était disponible en direct sur www.noradsanta.org, site officiel de l'opération "NORAD sur la piste du Père Noël".
Question
Mais qu'est ce que c'est que cette histoire?
Le Père Noël existe pour de vrai?!? Et il est suivi par le NORAD?
La racine carrée
L'information est tout à fait exacte. Le Père Noël est suivi chaque nuit de Noël par le NORAD depuis plus de 50 ans. Le site internet www.noradsanta.org (voir notamment la FAQ en français) explique que les radars permettent en effet de détecter le "décollage" du traineau depuis le pôle nord; les satellites en orbite géostationnaire assurent ensuite le suivi de son vol grâce à "la signature infrarouge du fameux nez rouge de Rudolph, l'un des rennes qui tirent le traîneau du Père Noël".
La tradition remonte plus exactement en 1955. Suite à une erreur de numéro de téléphone sur une publicité proposant de contacter le Père Noël, les enfants obtenaient en réalité la ligne d'urgence du commandant en chef du CONAD, prédecesseur du NORAD.
Le responsable de l'époque, le colonel Harry Shoup, ordonna immédiatement de localiser l'écho radar du Père Noël et pu ainsi informer très précisement les enfants qui le contactaient de la position du Père Noël. (Cf. Pourquoi suivre le Père Noël à la trace ? )
Depuis, le NORAD a conservé une ligne d'urgence dédiée et informe chaque année les enfants (et ceux qui le sont restés) de la position du Père Noël.
L'information est d'ailleurs confirmée par le NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord) chargée de la surveillance et de la défense de l'espace aérien Nord américain.
Les radars et satellites de l'organisation américano-canadienne ont permis cette année encore de suivre en temps réel le parcours du Père Noël autour de la planète, depuis la Nouvelle Zélande jusqu'à l'Alaska en passant par tous les continents (le Père Noël profitant du décalage horaire entre les pays traversés). Les avions de chasse du NORAD ont également pu escorter la traineau du Père Noël au dessus des Etats Unis et du Canada.
L'information était disponible en direct sur www.noradsanta.org, site officiel de l'opération "NORAD sur la piste du Père Noël".
Question
Mais qu'est ce que c'est que cette histoire?
Le Père Noël existe pour de vrai?!? Et il est suivi par le NORAD?
La racine carrée
L'information est tout à fait exacte. Le Père Noël est suivi chaque nuit de Noël par le NORAD depuis plus de 50 ans. Le site internet www.noradsanta.org (voir notamment la FAQ en français) explique que les radars permettent en effet de détecter le "décollage" du traineau depuis le pôle nord; les satellites en orbite géostationnaire assurent ensuite le suivi de son vol grâce à "la signature infrarouge du fameux nez rouge de Rudolph, l'un des rennes qui tirent le traîneau du Père Noël".
La tradition remonte plus exactement en 1955. Suite à une erreur de numéro de téléphone sur une publicité proposant de contacter le Père Noël, les enfants obtenaient en réalité la ligne d'urgence du commandant en chef du CONAD, prédecesseur du NORAD.
Le responsable de l'époque, le colonel Harry Shoup, ordonna immédiatement de localiser l'écho radar du Père Noël et pu ainsi informer très précisement les enfants qui le contactaient de la position du Père Noël. (Cf. Pourquoi suivre le Père Noël à la trace ? )
Depuis, le NORAD a conservé une ligne d'urgence dédiée et informe chaque année les enfants (et ceux qui le sont restés) de la position du Père Noël.
21 décembre 2009
A400M + B787 = 4 ans de retard
Aucune équation mystérieuse, il s'agit simplement des deux nouveaux avions qui ont effectué leur tout premier vol ces 15 derniers jours et qui ont également comme point commun... un retard assez conséquent.
L'Airbus A400M, avion de transport militaire, a réalisé son premier vol d'essai vendredi 11 avec presque un an et demi de retard sur le programme initial.
Destiné à remplacer les Transall et Hercules C-130, l'A400M est équipé de quatre turbopropulseurs TP400 de 11000 chevaux conçus pour lui entraînant des hélices de 5.3 m de diamètre (de sacrés ventilateurs...).
De l'autre coté de l'Atlantique, le Boeing 787 "Dreamliner" a effectué son baptême de l'air mardi 15 avec plus de deux ans de retard, le programme dans son ensemble affichant deux ans et demi de retard.
La caractéristique principale du Dreamliner est d'être constitué à 50% de matériaux composites (à titre de comparaison, l'Airbus A380 n'en est constitué qu'à hauteur de 25%). L'économie de poids ainsi obtenue devrait permettre une réduction de la consommation de 20% selon Boeing.
Question
Et pourquoi autant de retard ?
La racine carrée
Comme souvent dans les grands programmes industriels internationaux comme cela est le cas pour l'A400M, chaque pays participant a voulu s'attribuer une part substantielle du projet, ce qui a retardé le lancement des travaux.
Coté technique, le retard est en grande partie dû à la volonté d'une double certification civile - militaire, ce qui permettra à l'appareil de s'insérer parmi des appareils "civils". Le régulateur (FADEC) du turbopropulseur TP400 a notamment pris beaucoup de retard pour la certification civile.
Pour le Dreamliner de Boeing, l'augmentation significative de la part de matériaux composites dans la structure de l'appareil a imposé de revoir en profondeur les méthodes de fabrication. Le tronçon central du fuselage est ainsi fabriqué d'un seul tenant, au lieu d'être constitué de multiples éléments.
Cela pourrait être une source de gain de temps mais dans les faits, la mise au point des ces nouveaux procédés a fait surgir de nombreux imprévus et a pris beaucoup de temps.
En Novembre encore, Boeing terminait de "renforcer" la section où les ailes sont jointes au fuselage.
Pour en savoir plus
Site internet de l'Airbus A400M
Site internet de Boeing : 787 Dreamliner
L'Airbus A400M, avion de transport militaire, a réalisé son premier vol d'essai vendredi 11 avec presque un an et demi de retard sur le programme initial.
Destiné à remplacer les Transall et Hercules C-130, l'A400M est équipé de quatre turbopropulseurs TP400 de 11000 chevaux conçus pour lui entraînant des hélices de 5.3 m de diamètre (de sacrés ventilateurs...).
De l'autre coté de l'Atlantique, le Boeing 787 "Dreamliner" a effectué son baptême de l'air mardi 15 avec plus de deux ans de retard, le programme dans son ensemble affichant deux ans et demi de retard.
La caractéristique principale du Dreamliner est d'être constitué à 50% de matériaux composites (à titre de comparaison, l'Airbus A380 n'en est constitué qu'à hauteur de 25%). L'économie de poids ainsi obtenue devrait permettre une réduction de la consommation de 20% selon Boeing.
Question
Et pourquoi autant de retard ?
La racine carrée
Comme souvent dans les grands programmes industriels internationaux comme cela est le cas pour l'A400M, chaque pays participant a voulu s'attribuer une part substantielle du projet, ce qui a retardé le lancement des travaux.
Coté technique, le retard est en grande partie dû à la volonté d'une double certification civile - militaire, ce qui permettra à l'appareil de s'insérer parmi des appareils "civils". Le régulateur (FADEC) du turbopropulseur TP400 a notamment pris beaucoup de retard pour la certification civile.
Pour le Dreamliner de Boeing, l'augmentation significative de la part de matériaux composites dans la structure de l'appareil a imposé de revoir en profondeur les méthodes de fabrication. Le tronçon central du fuselage est ainsi fabriqué d'un seul tenant, au lieu d'être constitué de multiples éléments.
Cela pourrait être une source de gain de temps mais dans les faits, la mise au point des ces nouveaux procédés a fait surgir de nombreux imprévus et a pris beaucoup de temps.
En Novembre encore, Boeing terminait de "renforcer" la section où les ailes sont jointes au fuselage.
Pour en savoir plus
Site internet de l'Airbus A400M
Site internet de Boeing : 787 Dreamliner
9 décembre 2009
Taxe carbone sur le tourisme spatial?
Le milliardaire britannique Richard Branson a présenté cette semaine en Californie le vaisseau spatial SpaceShipTwo de sa société Virgin Galactic, ouvrant la voie du tourisme spatial en tant que tel.
La navette, pouvant accueillir 6 passagers et 2 pilotes, va de paire avec l'avion porteur WhiteKnightTwo permettant dans un premier temps d'emmener la navette à environ 18 000 m d'altitude. SpaceShipTwo est alors déconnecté et propulsé par son propre moteur fusée pour atteindre 100 km d'altitude. Les passagers pourront alors admirer la Terre vue de l'espace et flotter en apesanteur pendant quelques minutes avant de revenir au sol.
Une quarantaine de personnes auraient déjà déboursé les 200 000 $ pour avoir une place dans les premiers vols prévus pour 2011.
Question
Et pendant ce temps là on nous saoule avec Copenhague et on vient nous enquiquiner avec nos voitures trop polluantes que nous utilisons juste pour nous rendre au travail !
La taxe carbone n'existe sûrement pas pour les riches ?!
La racine carrée
C'est vrai que c'est scandaleux ces millions de "riches" qui prennent la fusée tous les jours pour aller au golf au lieu de prendre les transports en commun...
Plus sérieusement, la fortune des futurs passagers n'a aucune influence sur la quantité de polluants émis par un vol de SpaceShipTwo. Ceux qui s'étranglent à propos de ces "riches qui polluent sans vergogne" trouveront certainement "merveilleux" le probable vol en apesanteur du physicien Stephen Hawking atteint d'une maladie neuromusculaire qui le paralyse et qui aurait annoncé sa volonté de tenter l'expérience.
La modernisation du parc automobile a très certainement un impact beaucoup plus important sur la réduction des émissions de polluant que ne l'aurait une interdiction du tourisme spatial.
Pour en savoir plus
Site internet de Virgin Galactic : www.virgingalactic.com
Voyages plus abordables, avec de faibles émissions de CO2 et également accessibles aux "riches" : www.voyages-sncf.com
La navette, pouvant accueillir 6 passagers et 2 pilotes, va de paire avec l'avion porteur WhiteKnightTwo permettant dans un premier temps d'emmener la navette à environ 18 000 m d'altitude. SpaceShipTwo est alors déconnecté et propulsé par son propre moteur fusée pour atteindre 100 km d'altitude. Les passagers pourront alors admirer la Terre vue de l'espace et flotter en apesanteur pendant quelques minutes avant de revenir au sol.
Une quarantaine de personnes auraient déjà déboursé les 200 000 $ pour avoir une place dans les premiers vols prévus pour 2011.
Question
Et pendant ce temps là on nous saoule avec Copenhague et on vient nous enquiquiner avec nos voitures trop polluantes que nous utilisons juste pour nous rendre au travail !
La taxe carbone n'existe sûrement pas pour les riches ?!
La racine carrée
C'est vrai que c'est scandaleux ces millions de "riches" qui prennent la fusée tous les jours pour aller au golf au lieu de prendre les transports en commun...
Plus sérieusement, la fortune des futurs passagers n'a aucune influence sur la quantité de polluants émis par un vol de SpaceShipTwo. Ceux qui s'étranglent à propos de ces "riches qui polluent sans vergogne" trouveront certainement "merveilleux" le probable vol en apesanteur du physicien Stephen Hawking atteint d'une maladie neuromusculaire qui le paralyse et qui aurait annoncé sa volonté de tenter l'expérience.
La modernisation du parc automobile a très certainement un impact beaucoup plus important sur la réduction des émissions de polluant que ne l'aurait une interdiction du tourisme spatial.
Pour en savoir plus
Site internet de Virgin Galactic : www.virgingalactic.com
Voyages plus abordables, avec de faibles émissions de CO2 et également accessibles aux "riches" : www.voyages-sncf.com
29 novembre 2009
Icare - version fibre de carbone et turboréacteurs
Après une traversée réussie de la manche en septembre 2008, le suisse Yves Rossy - Fusion Man ou Jet Man pour les intimes - n'a pas réussit à rallier l'Afrique à l'Europe la semaine dernière.
Équipé de son aille en fibre de carbone d'environ 2 mètres d'envergure et munie de 4 turboréacteurs, l'ancien pilote de chasse et actuel pilote d'Airbus a dû ouvrir son parachute à mi distance et finir à l'eau à cause de turbulences. Il a rapidement été récupéré par un hélicoptère.
Question
Et il y en a beaucoup des cinglés dans le même genre?
La racine carrée
Yves Rossy n'était pas le premier à traverser la Manche avec une aile accrochée dans le dos. En 2003, l'Autrichien Felix Baumgartner était le premier à réaliser cet exploit à l'aide d'une aile sans réacteurs, "simplement" en chute libre depuis un avion.
Dans un genre moins "cinglé", la société Néo-Zélandaise Martin Aircraft Company envisage très sérieusement de commercialiser à partir de fin 2010 le "Martin Jetpack". A la différence des ailes volantes de Yves Rossy et Felix Baumgartner, le Jetpack tient beaucoup plus de l'hélicoptère que de l'avion. Deux hélices carénées entrainées par un moteur V4 permettent à son utilisateur de décoller, se déplacer dans les airs et d'atterrir sans devoir déployer un parachute. Les vidéos sur le site de la société démontrent la stabilité et la manœuvrabilité de l'appareil.
Si l'aventure façon Icare vous tente, Martin Aircraft Company recherche actuellement des pilotes d'essais. Pour l'achat, prévoir environ 100 000 $.
Équipé de son aille en fibre de carbone d'environ 2 mètres d'envergure et munie de 4 turboréacteurs, l'ancien pilote de chasse et actuel pilote d'Airbus a dû ouvrir son parachute à mi distance et finir à l'eau à cause de turbulences. Il a rapidement été récupéré par un hélicoptère.
Question
Et il y en a beaucoup des cinglés dans le même genre?
La racine carrée
Yves Rossy n'était pas le premier à traverser la Manche avec une aile accrochée dans le dos. En 2003, l'Autrichien Felix Baumgartner était le premier à réaliser cet exploit à l'aide d'une aile sans réacteurs, "simplement" en chute libre depuis un avion.
Dans un genre moins "cinglé", la société Néo-Zélandaise Martin Aircraft Company envisage très sérieusement de commercialiser à partir de fin 2010 le "Martin Jetpack". A la différence des ailes volantes de Yves Rossy et Felix Baumgartner, le Jetpack tient beaucoup plus de l'hélicoptère que de l'avion. Deux hélices carénées entrainées par un moteur V4 permettent à son utilisateur de décoller, se déplacer dans les airs et d'atterrir sans devoir déployer un parachute. Les vidéos sur le site de la société démontrent la stabilité et la manœuvrabilité de l'appareil.
Si l'aventure façon Icare vous tente, Martin Aircraft Company recherche actuellement des pilotes d'essais. Pour l'achat, prévoir environ 100 000 $.
19 novembre 2009
Fighting Spirit (...and Fighting Opportunity)
Le 3 janvier 2004,
le rover Spirit du Jet Propulsion Laboratory de la NASA arrivait sur la planète Mars après un voyage de 6 mois dans l'espace. Il était suivi 21 jours plus tard par le rover Opportunity envoyé aux antipodes de son frère jumeau.
Les deux rovers, montés sur 6 roues et munis de nombreux instruments scientifiques, avaient pour mission d'explorer le sol martien autour d'eux et de rechercher des traces d'eau. La durée de fonctionnement prévue des deux robots était de 90 jours, avec une distance à parcourir d'environ 600 m.
Novembre 2009,
malgré une roue bloquée depuis 2006, Spirit a parcouru près de 8 km et est toujours opérationnel après plus de 2000 jours martiens (24.6 heures). Opportunity a quant à lui dépassé les 18 km et poursuit lui aussi son exploration sur ses 6 roues. Les objectifs de la mission ont largement été dépassés.
La situation est cependant délicate pour Spirit qui est enlisé dans le sable depuis fin avril. Les opérateurs du Jet Propulsion Laboratory ont donc lancé la semaine dernière l'opération "Free Spirit" (Libérez Spirit).
L'opération est rendue difficile par le handicap du rover et pourrait prendre plusieurs semaines, sans garantie de succès.
La difficulté vient également du fait que l'envoi d'une information vers Mars prend plusieurs minutes à cause de l'éloignement de la planète. Pour la même raison, les images prises par le robot mettent plusieurs minutes pour revenir sur Terre. Il n'est donc pas possible de le "télécommander" en observant l'image renvoyée. Il faut transmettre un ordre puis attendre le retour des mesures et analyser celles ci pour savoir si cela a été efficace.
En 2005, il avait ainsi fallu plus d'un mois pour dégager Opportunity avec 6 roues opérationnelles d'un monticule de sable très fin. Il faudra donc être patient et garder le "fighting spirit".
Pour en savoir plus
Jet Propulsion Laboratory : Mars Exploration Rover Mission - Opération Free Spirit
Wikipédia : Mission Mars Exploration Rover
le rover Spirit du Jet Propulsion Laboratory de la NASA arrivait sur la planète Mars après un voyage de 6 mois dans l'espace. Il était suivi 21 jours plus tard par le rover Opportunity envoyé aux antipodes de son frère jumeau.
Les deux rovers, montés sur 6 roues et munis de nombreux instruments scientifiques, avaient pour mission d'explorer le sol martien autour d'eux et de rechercher des traces d'eau. La durée de fonctionnement prévue des deux robots était de 90 jours, avec une distance à parcourir d'environ 600 m.
Novembre 2009,
malgré une roue bloquée depuis 2006, Spirit a parcouru près de 8 km et est toujours opérationnel après plus de 2000 jours martiens (24.6 heures). Opportunity a quant à lui dépassé les 18 km et poursuit lui aussi son exploration sur ses 6 roues. Les objectifs de la mission ont largement été dépassés.
La situation est cependant délicate pour Spirit qui est enlisé dans le sable depuis fin avril. Les opérateurs du Jet Propulsion Laboratory ont donc lancé la semaine dernière l'opération "Free Spirit" (Libérez Spirit).
L'opération est rendue difficile par le handicap du rover et pourrait prendre plusieurs semaines, sans garantie de succès.
La difficulté vient également du fait que l'envoi d'une information vers Mars prend plusieurs minutes à cause de l'éloignement de la planète. Pour la même raison, les images prises par le robot mettent plusieurs minutes pour revenir sur Terre. Il n'est donc pas possible de le "télécommander" en observant l'image renvoyée. Il faut transmettre un ordre puis attendre le retour des mesures et analyser celles ci pour savoir si cela a été efficace.
En 2005, il avait ainsi fallu plus d'un mois pour dégager Opportunity avec 6 roues opérationnelles d'un monticule de sable très fin. Il faudra donc être patient et garder le "fighting spirit".
Pour en savoir plus
Jet Propulsion Laboratory : Mars Exploration Rover Mission - Opération Free Spirit
Wikipédia : Mission Mars Exploration Rover
12 novembre 2009
2012 : l'Apocalypse selon Ste NASA
Vous n'avez pas pu y échapper.
LE film catastrophe "2012" est sorti ce mercredi au cinéma et si vous n'avez pas encore vu le film vous avez obligatoirement vu quelques images de la bande annonce ou bien vous en avez entendu parler.
En résumé pour ceux qui ont loupé une apocalypse : c'est la fin du monde.
Comme l'avaient prédit les Mayas, la catastrophe se produit le 21/12/2012, jour marquant la fin de leur calendrier. Ce jour là, un alignement de planètes soulève les plaques tectoniques et le monde s'écroule : la Californie sombre dans le pacifique, le supervolcan du Yellowstone se réveille et drame ultime : le Vatican s'effondre.
Plus ou moins inspiré de faits réels (le calendrier Maya), possibles (le supervolcan du Yellowstone) et de mythes ayant la vie dure (l'alignement fatal des planètes), le film a déclenché un buzz énorme sur Internet, à tel point que la NASA elle même, accusée de nous cacher l'atroce vérité, a décidé de répliquer pour (essayer de) faire taire les prophètes de la fin du monde.
Question
Bon et alors, fin du monde ou pas?
La racine carrée
Sur les différentes pages consacrées au sujet (voir ici et là), la NASA se penche sur les principales "causes" de la fin du monde :
En tout cas, la NASA devrait contribuer à empêcher toute catastrophe financière concernant la film "2012", même la Racine Carrée alimente le buzz...
Pour en savoir plus
Sur Futura-Sciences : Supervolcan
Sur Wikipédia : Calendrier Maya
Si vous restez convaincu que la fin est proche : Site officiel de la fin du monde le 21/12/2012
LE film catastrophe "2012" est sorti ce mercredi au cinéma et si vous n'avez pas encore vu le film vous avez obligatoirement vu quelques images de la bande annonce ou bien vous en avez entendu parler.
En résumé pour ceux qui ont loupé une apocalypse : c'est la fin du monde.
Comme l'avaient prédit les Mayas, la catastrophe se produit le 21/12/2012, jour marquant la fin de leur calendrier. Ce jour là, un alignement de planètes soulève les plaques tectoniques et le monde s'écroule : la Californie sombre dans le pacifique, le supervolcan du Yellowstone se réveille et drame ultime : le Vatican s'effondre.
Plus ou moins inspiré de faits réels (le calendrier Maya), possibles (le supervolcan du Yellowstone) et de mythes ayant la vie dure (l'alignement fatal des planètes), le film a déclenché un buzz énorme sur Internet, à tel point que la NASA elle même, accusée de nous cacher l'atroce vérité, a décidé de répliquer pour (essayer de) faire taire les prophètes de la fin du monde.
Question
Bon et alors, fin du monde ou pas?
La racine carrée
Sur les différentes pages consacrées au sujet (voir ici et là), la NASA se penche sur les principales "causes" de la fin du monde :
- Le 21/12/2012 correspond bien à la fin d'un cycle du calendrier Maya, cela n'annonce rien de plus. Le monde ne s'arrête pas non plus de tourner chaque 31 décembre, à la fin de notre calendrier. Si les Mayas n'ont pas prévu le cycle suivant, c'est peut être aussi parce qu'ils ont disparu?
- Il n'y a aucun alignement de planètes prévu en 2012. De plus, si un alignement venait à se produire, les effets sur Terre seraient négligeables;
- A l'heure actuelle, aucun astéroïde connu ne risque de percuter la Terre (voir l'article sur Apophis);
- La planète mystérieuse "Nibiru" censée détruire la Terre n'a jamais existé que sur Internet. La collision était d'ailleurs initialement annoncée pour mai 2003, et a été subtilement reportée au 21/12/2012... C'est quand même pratique ces catastrophes annoncées re-programmable!
En tout cas, la NASA devrait contribuer à empêcher toute catastrophe financière concernant la film "2012", même la Racine Carrée alimente le buzz...
Pour en savoir plus
Sur Futura-Sciences : Supervolcan
Sur Wikipédia : Calendrier Maya
Si vous restez convaincu que la fin est proche : Site officiel de la fin du monde le 21/12/2012
31 octobre 2009
De Arès 1-X à Mars en passant par la Lune
Premier essai réussi cette semaine pour le lanceur prototype Arès 1-X de la NASA. La fusée s'est parfaitement arrachée de son pas de tir du Centre Spatial Kennedy mercredi dernier après plusieurs reports dû à la météo.
Le premier étage a fonctionné sans problème pendant environ 2 minutes 30 comme prévu avant de retomber dans l'Atlantique, freiné par des parachutes. Le deuxième étage et la charge utile étaient inertes et sont également retombés après séparation du premier étage.
Arès 1-X est le prototype de la future fusée Arès 1 destinée à remplacer la navette américaine. Les spationautes ne seront alors plus transportés par une navette mais par une capsule spatiale dénommée "Orion", comme lors du programme Apollo.
L'avenir du programme Constellation dont fait partie le lanceur Arès 1 reste cependant soumis à la volonté du congrès Américain. Faute de financement suffisant, l'objectif de renvoyer des hommes sur la Lune vers 2020 pourrait être reporté aux calendes grecques, ou romaines.
Question
Pourquoi avoir choisi le nom du dieu grec de la guerre pour une fusée à vocation civile, pacifique et scientifique?
La racine carrée
Il est souvent de coutume pour les grand projets de leur trouver un acronyme "qui sonne bien". L'idéal étant que l'acronyme soit le nom d'un dieu de la mythologie ou plus simplement un prénom, souvent féminin. Je travaille ainsi sur un projet dénommé "SAMANTA", acronyme de Snecma Algorithms Maturation ANd Test Application (Environnement de test et de maturation d'algorithmes Snecma).
Dans le cas d'Arès cependant, il ne s'agit pas d'un acronyme mais plus simplement d'une référence à l'homologue Romain du dieu de la guerre, divinité qui a donné son nom à une planète voisine de la Terre qui est l'objectif annoncé du programme Constellation après la Lune : Mars
Pour en savoir plus
Si vous avez l'impression que Arès 1-X est petite par rapport à la navette Américaine : voir le comparatif
Site internet de la NASA : Programme Constellation - Arès 1-X
Le premier étage a fonctionné sans problème pendant environ 2 minutes 30 comme prévu avant de retomber dans l'Atlantique, freiné par des parachutes. Le deuxième étage et la charge utile étaient inertes et sont également retombés après séparation du premier étage.
Arès 1-X est le prototype de la future fusée Arès 1 destinée à remplacer la navette américaine. Les spationautes ne seront alors plus transportés par une navette mais par une capsule spatiale dénommée "Orion", comme lors du programme Apollo.
L'avenir du programme Constellation dont fait partie le lanceur Arès 1 reste cependant soumis à la volonté du congrès Américain. Faute de financement suffisant, l'objectif de renvoyer des hommes sur la Lune vers 2020 pourrait être reporté aux calendes grecques, ou romaines.
Question
Pourquoi avoir choisi le nom du dieu grec de la guerre pour une fusée à vocation civile, pacifique et scientifique?
La racine carrée
Il est souvent de coutume pour les grand projets de leur trouver un acronyme "qui sonne bien". L'idéal étant que l'acronyme soit le nom d'un dieu de la mythologie ou plus simplement un prénom, souvent féminin. Je travaille ainsi sur un projet dénommé "SAMANTA", acronyme de Snecma Algorithms Maturation ANd Test Application (Environnement de test et de maturation d'algorithmes Snecma).
Dans le cas d'Arès cependant, il ne s'agit pas d'un acronyme mais plus simplement d'une référence à l'homologue Romain du dieu de la guerre, divinité qui a donné son nom à une planète voisine de la Terre qui est l'objectif annoncé du programme Constellation après la Lune : Mars
Pour en savoir plus
Si vous avez l'impression que Arès 1-X est petite par rapport à la navette Américaine : voir le comparatif
Site internet de la NASA : Programme Constellation - Arès 1-X
21 octobre 2009
LCROSS : Un impact lunaire qui ne manque (finalement) pas de panache
La NASA a diffusé les premières images (N'espérez pas revoir une scène du film "Armageddon") du résultat de l'impact de Centaur vu par la sonde LCROSS qui s'est écrasée à son tour quelques minutes plus tard. (Centaur étant le dernier étage - 2.3 tonnes - de la fusée ayant emmené la sonde LCROSS vers la Lune)
L'une des images, faite 15 secondes après l'impact, révèle un panache de débris de 6 à 8 km de diamètre. D'autres images réalisées à l'aide de caméras thermique et infrarouge ont permis d'estimer le diamètre du cratère d'impact à 28 m.
La NASA avait d'abord annoncé un panache de matières de très grandes dimensions, qui aurait pu être observé depuis la Terre à l'aide de télescopes. Celui ci est resté finalement invisible depuis la Terre, caché par les bords du cratère lunaire Cabeus au fond duquel s'est écrasé Centaur.
Les premières données confirment néanmoins que l'impact a soulevé suffisamment de matière lunaire pour permettre l'analyse de celle ci par LCROSS, et confirmer ou non la présence d'eau dans les zones d'ombre permanentes de la Lune, à savoir les cratères proches des pôles.
Question
Qu'il y ait un cratère de 28 m fait par l'engin de 2,3 tonnes, je veux bien, cela me semble raisonnable. Mais qu'il y ait eu un panache de 6 à 8 km de diamètre 15 secondes après l'impact, ça me semble un peu gros. Pire qu'une bombe atomique!?
La racine carrée
Deux choses expliquent les dimensions du panache créé par l'impact :
Pour en savoir plus
Sur La Racine Carrée : Deux sondes envoyées vers la Lune
Site internet de la NASA : Mission LCROSS - Mission LRO
L'une des images, faite 15 secondes après l'impact, révèle un panache de débris de 6 à 8 km de diamètre. D'autres images réalisées à l'aide de caméras thermique et infrarouge ont permis d'estimer le diamètre du cratère d'impact à 28 m.
La NASA avait d'abord annoncé un panache de matières de très grandes dimensions, qui aurait pu être observé depuis la Terre à l'aide de télescopes. Celui ci est resté finalement invisible depuis la Terre, caché par les bords du cratère lunaire Cabeus au fond duquel s'est écrasé Centaur.
Les premières données confirment néanmoins que l'impact a soulevé suffisamment de matière lunaire pour permettre l'analyse de celle ci par LCROSS, et confirmer ou non la présence d'eau dans les zones d'ombre permanentes de la Lune, à savoir les cratères proches des pôles.
Question
Qu'il y ait un cratère de 28 m fait par l'engin de 2,3 tonnes, je veux bien, cela me semble raisonnable. Mais qu'il y ait eu un panache de 6 à 8 km de diamètre 15 secondes après l'impact, ça me semble un peu gros. Pire qu'une bombe atomique!?
La racine carrée
Deux choses expliquent les dimensions du panache créé par l'impact :
- La gravité de la Lune est environ 6 fois moindre que sur la Terre. La même énergie permet donc de projeter un objet 6 fois plus haut.
- Il n'y a pas d'atmosphère sur la Lune (ou quasiment pas), il n'y a donc aucune force qui s'oppose au déplacement d'un objet une fois en mouvement.
Pour en savoir plus
Sur La Racine Carrée : Deux sondes envoyées vers la Lune
Site internet de la NASA : Mission LCROSS - Mission LRO
12 octobre 2009
Apophis : Collision avec la Terre moins probable
Grâce à de nouveaux calculs effectués par la NASA, la probabilité d'une collision entre l'astéroïde Apophis (Dieu des "forces mauvaises et de la nuit" dans la mythologie égyptienne) et la Terre en 2036 a été revue à la baisse. Estimée auparavant à 1/45 000, elle est désormais de 1/250 000.
L'astéroïde, mesurant 270 m de long, constitué de fer et pesant environ 27 millions de tonnes, n'a pas pour autant changé brusquement de direction pour aller se perdre aux confins du système solaire. Il devrait en effet passer à seulement 22 200 km de la Terre le vendredi 13 avril 2029.
Pour se donner une idée, la Lune est à 384 000 km.
Question
Je suis une personne extrêmement prudente : je lis mon horoscope tout les matins, j'ai plusieurs trèfles à quatre feuilles et un fer à cheval dans mon portefeuille et un porte clef avec une patte de lapin.
Où puis je consulter la liste des collision possibles avec la Terre pour rester chez moi à l'abri les jours "à risque", en plus des autres vendredi 13?
La racine carrée
La Racine Carrée essaiera autant que possible de vous tenir informé des catastrophes à venir, mais sinon vous pouvez toujours consulter cette page internet du programme Near Earth Object de la NASA.
Pour en savoir plus
99942 - Apophis pour les intimes
Pour connaître les rites d'envoûtement "destinés à repousser Apophis"
L'astéroïde, mesurant 270 m de long, constitué de fer et pesant environ 27 millions de tonnes, n'a pas pour autant changé brusquement de direction pour aller se perdre aux confins du système solaire. Il devrait en effet passer à seulement 22 200 km de la Terre le vendredi 13 avril 2029.
Pour se donner une idée, la Lune est à 384 000 km.
Question
Je suis une personne extrêmement prudente : je lis mon horoscope tout les matins, j'ai plusieurs trèfles à quatre feuilles et un fer à cheval dans mon portefeuille et un porte clef avec une patte de lapin.
Où puis je consulter la liste des collision possibles avec la Terre pour rester chez moi à l'abri les jours "à risque", en plus des autres vendredi 13?
La racine carrée
La Racine Carrée essaiera autant que possible de vous tenir informé des catastrophes à venir, mais sinon vous pouvez toujours consulter cette page internet du programme Near Earth Object de la NASA.
Pour en savoir plus
99942 - Apophis pour les intimes
Pour connaître les rites d'envoûtement "destinés à repousser Apophis"
4 octobre 2009
AF 447 : Un syndicat de pilotes accuse les sondes Pitot
Le Syndicat des Pilotes d'Air France (SPAF) relance la polémique sur la responsabilité des sondes Pitot dans le crash du vol AF 447.
Le syndicat, qui s'est déjà porté partie civile dans l'enquête, affirme en effet dans une déclaration :
Question
Sur quels éléments se base le SPAF pour affirmer la responsabilité des sondes Pitot ?
La racine carrée
La déclaration du SPAF ne donne malheureusement aucun élément technique permettant d'expliquer comment la défaillance des sondes Pitot a pu causer l'accident.
Le document, ainsi que d'autres consultables sur le site du syndicat, vise surtout à montrer que l'accident aurait pu être évité et pointe du doigt Air France, Airbus, le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses), la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) et l'EASA (European Aviation Safety Agency).
Un retour d'expérience fait état de 9 incidents "graves" impliquant des "anomalies anémométriques" enregistrés par Air France en 2008 - 2009, avant l'accident du vol AF 447.
Le document du SPAF émet des doutes quant au fait que ces incidents aient bien été signalés à la DGAC et au BEA par Air France. Il explique également qu'aucune étude approfondie n'aurait été menée suite à ces incidents, et donc qu'aucune mesure n'aurait été prise pour traiter un problème connu avant la disparition du vol AF 447.
L'enquête déterminera les responsabilités de chacun, mais l'affirmation de la responsabilité des sondes Pitot manque cruellement d'argument, et dé-crédibilise un peu le travail du SPAF.
Toujours selon le SPAF :
Pour en savoir plus
Site internet du Syndicat des Pilotes d'Air France : www.spaf.aero
Page internet du BEA consacrée à l'accident du vol AF 447
Voir aussi sur La Racine Carrée :
Henri Pitot plaide non coupable
Le syndicat, qui s'est déjà porté partie civile dans l'enquête, affirme en effet dans une déclaration :
"Sans la panne des Pitot, il n’y a pas d’accident"Tout en ajoutant un peu plus loin (ce qui peut paraître contradictoire) :
"Les [sondes] Pitot n’expliquent pas à elles seules la perte de notre appareil"Le SPAF s'oppose donc au BEA dont les premiers rapports affirmaient que la défaillance des sondes était un élément, mais pas la cause du crash.
Question
Sur quels éléments se base le SPAF pour affirmer la responsabilité des sondes Pitot ?
La racine carrée
La déclaration du SPAF ne donne malheureusement aucun élément technique permettant d'expliquer comment la défaillance des sondes Pitot a pu causer l'accident.
Le document, ainsi que d'autres consultables sur le site du syndicat, vise surtout à montrer que l'accident aurait pu être évité et pointe du doigt Air France, Airbus, le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses), la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) et l'EASA (European Aviation Safety Agency).
Un retour d'expérience fait état de 9 incidents "graves" impliquant des "anomalies anémométriques" enregistrés par Air France en 2008 - 2009, avant l'accident du vol AF 447.
Le document du SPAF émet des doutes quant au fait que ces incidents aient bien été signalés à la DGAC et au BEA par Air France. Il explique également qu'aucune étude approfondie n'aurait été menée suite à ces incidents, et donc qu'aucune mesure n'aurait été prise pour traiter un problème connu avant la disparition du vol AF 447.
L'enquête déterminera les responsabilités de chacun, mais l'affirmation de la responsabilité des sondes Pitot manque cruellement d'argument, et dé-crédibilise un peu le travail du SPAF.
Toujours selon le SPAF :
"L’absence des boîtes noires n’est en aucun cas un obstacle absolu à la recherche de la vérité"Cela n'en reste pas moins un obstacle relativement important pour trouver les causes techniques de l'accident.
Pour en savoir plus
Site internet du Syndicat des Pilotes d'Air France : www.spaf.aero
Page internet du BEA consacrée à l'accident du vol AF 447
Voir aussi sur La Racine Carrée :
Henri Pitot plaide non coupable
20 septembre 2009
Corot-7b : Première exoplanète rocheuse confirmée
En orbite autour de l'étoile Corot-7 située à environ 500 années lumières de la Terre, Corot-7b, découverte en février dernier, est la première exoplanète dont on peut affirmer le caractère rocheux (ou tellurique).
Bien qu'elle ne soit pas la première exoplanète rangée dans la catégorie des "super-Terre" (par opposition à la catégorie des "Jupiter chaud" désignant des planètes géantes gazeuses), Corot-7b est la première de ce type dont a pu calculer la densité; densité qui se révèle être proche de celle de la Terre.
L'exoplanète a cependant peu de chance d'abriter une quelconque forme de vie puisqu'elle se trouve à seulement 2.5 millions de kilomètres de son étoile (La Terre est à environ 150 millions de kilomètres du Soleil, distance à laquelle la température est plutôt supportable) dont elle fait le tour en 20.4 heures seulement. La température à sa surface dépasse probablement les 2000°C (difficilement supportable).
Question
Mais comment il font pour connaître la densité d'une exoplanète à plusieurs centaines d'années lumière?
La racine carrée
Le calcul de la densité de Corot-7b a fait appel à deux méthodes utilisées pour détecter les exoplanètes, l'une permettant de connaitre la masse, l'autre le diamètre.
Ces deux méthodes sont indirectes au sens que l'on ne détecte pas directement la planète, mais plutôt l'influence de celle ci sur l'étoile autour de laquelle elle est en orbite.
La première méthode, dite "des vitesses radiales", consiste a observer et mesurer le déplacement d'une étoile dû à la présence d'une planète en orbite.
En effet, dire qu'une planète autour d'une étoile "fixe" n'est pas tout à fait exact. En réalité, l'étoile et la planète tournent autour d'un même point qui correspond à leur centre de gravité (très proche du centre de l'étoile, celle ci étant beaucoup plus massive). Une bonne illustration dans le domaine de l'athlétisme est le lancer de marteau : le lanceur n'est pas lui même l'axe de rotation du marteau. Il se penche en arrière et tourne autour du pied qui lui sert d'appui; le marteau tourne autour du même point. (voir vidéo)
La méthode des vitesses radiales permet en outre de déduire la masse de la planète en orbite.
La seconde méthode nécessite de pouvoir observer le transit, c'est à dire le passage de la planète devant son étoile. Cela se traduit par une baisse apparente de la luminosité de l'étoile. Le diamètre d'une étoile étant plus facilement mesurable, la baisse relative de la luminosité lors du transit permet de calculer le diamètre de la planète.
Dans le cas de Corot-7b, la chance a voulu que la planète soit proche de son étoile, ce qui favorise la méthode des vitesses radiales, et que son orbite permette l'observation du transit depuis la Terre, ce qui n'est pas le cas pour la plupart des exoplanètes connues, détectées via la première méthode.
Pour en savoir plus :
"Corot-7b, la plus petite exoplanète connue est bien rocheuse !" - Futura-Sciences
Méthodes de détection des exoplanètes - Wikipédia
Bien qu'elle ne soit pas la première exoplanète rangée dans la catégorie des "super-Terre" (par opposition à la catégorie des "Jupiter chaud" désignant des planètes géantes gazeuses), Corot-7b est la première de ce type dont a pu calculer la densité; densité qui se révèle être proche de celle de la Terre.
L'exoplanète a cependant peu de chance d'abriter une quelconque forme de vie puisqu'elle se trouve à seulement 2.5 millions de kilomètres de son étoile (La Terre est à environ 150 millions de kilomètres du Soleil, distance à laquelle la température est plutôt supportable) dont elle fait le tour en 20.4 heures seulement. La température à sa surface dépasse probablement les 2000°C (difficilement supportable).
Question
Mais comment il font pour connaître la densité d'une exoplanète à plusieurs centaines d'années lumière?
La racine carrée
Le calcul de la densité de Corot-7b a fait appel à deux méthodes utilisées pour détecter les exoplanètes, l'une permettant de connaitre la masse, l'autre le diamètre.
Ces deux méthodes sont indirectes au sens que l'on ne détecte pas directement la planète, mais plutôt l'influence de celle ci sur l'étoile autour de laquelle elle est en orbite.
La première méthode, dite "des vitesses radiales", consiste a observer et mesurer le déplacement d'une étoile dû à la présence d'une planète en orbite.
En effet, dire qu'une planète autour d'une étoile "fixe" n'est pas tout à fait exact. En réalité, l'étoile et la planète tournent autour d'un même point qui correspond à leur centre de gravité (très proche du centre de l'étoile, celle ci étant beaucoup plus massive). Une bonne illustration dans le domaine de l'athlétisme est le lancer de marteau : le lanceur n'est pas lui même l'axe de rotation du marteau. Il se penche en arrière et tourne autour du pied qui lui sert d'appui; le marteau tourne autour du même point. (voir vidéo)
La méthode des vitesses radiales permet en outre de déduire la masse de la planète en orbite.
La seconde méthode nécessite de pouvoir observer le transit, c'est à dire le passage de la planète devant son étoile. Cela se traduit par une baisse apparente de la luminosité de l'étoile. Le diamètre d'une étoile étant plus facilement mesurable, la baisse relative de la luminosité lors du transit permet de calculer le diamètre de la planète.
Dans le cas de Corot-7b, la chance a voulu que la planète soit proche de son étoile, ce qui favorise la méthode des vitesses radiales, et que son orbite permette l'observation du transit depuis la Terre, ce qui n'est pas le cas pour la plupart des exoplanètes connues, détectées via la première méthode.
Pour en savoir plus :
"Corot-7b, la plus petite exoplanète connue est bien rocheuse !" - Futura-Sciences
Méthodes de détection des exoplanètes - Wikipédia
Inscription à :
Articles (Atom)